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Yves Krézalek

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Fondre l’intelligence économique ET le développement durable ? Pourquoi ?

Les deux aspects de ce titre représentent des savoirs académiques. Ils sont dispensés dans les écoles, les universités, transmis et recueillis par les professionnels, et appliqués en entreprises. S’ils sont ancestraux dans leurs principes ils sont plus récents en termes de formalisations et plus jeunes dans les mises en pratiques. Ce sont des savoirs stratégiques et pour être certain qu’ils le restent la société les écartent des langages communs en conscience et en inconscience. L’application de ces deux sciences et techniques professionnelles, socioprofessionnelles, sociales se réalise d’ailleurs aujourd’hui plus dans les grandes entreprises que dans les petites et moyennes entreprises. Les moyens d’échelle financière des grandes entreprises permettent les publicités pour vendent loin et beaucoup, contant sur les mouvements de masse, et les modalités de leur déclenchement. Par leurs implantations géographiques et leurs structurations, les grandes entreprises n’ont pas toujours l’occasion de pratiquer une communication de proximité, à dimension humaine. Leurs messages doivent donc être très convaincants, intelligents, rassurants. Il s’agit de nous convaincre d’acquérir les fruits de leurs productions. A une époque où de plus en plus de pratiques établies sont remises en cause, parce que polluantes, dangereuses, irrespectueuses des populations employées, il s’agit de convaincre que le bien, le service dont on a besoin, peu ou prou, doit à la fois resté disponible, facilement accessible, éthiquement correct et sain pour le corps et l’esprit.

L’intelligence économique, dans une approche globale.

Présentation générale.

L’intelligence économique est l’ensemble des activités coordonnées de collecte, de traitement et de diffusion de l’ information utile aux acteurs économiques en vue de son exploitation. On peut y ajouter les actions d’influence et de notoriété. Elle se distingue de l’espionnage économique et / ou industriel car elle se développe ouvertement et utilise uniquement des sources ouvertes et des moyens légaux. La plupart des professionnels du secteur la conçoivent dans un esprit d’éthique et de déontologie. Ils s’engagent souvent à respecter une charte dans ce domaine.

Certains spécialistes la résument en un triptyque. Veiller, acquérir l’information stratégique pertinente et protéger les informations internes, ne pas laisser connaître ses informations sensibles, et enfin influencer, propager une information ou des normes de comportement et d’interprétation qui favorisent sa stratégie. D’autres voient l’Intelligence Économique comme un dispositif de gestion de l’information stratégique dans une organisation. C’est-à-dire un processus nouveau qui gère l’information stratégique. Pour une question de rapidité de traitement il est préférable d’informatiser ce processus.

Lorsque l’on sait délivrer l’information stratégique et utile au bon moment, à la bonne personne, dans le bon contexte, on obtient un avantage compétitif décisif. Certaines entreprises sensibles, notamment dans des secteurs fortement concurrentiels, comme les industries de l’armement, pharmaceutique ou automobile, furent des précurseurs. Rares toutefois furent celles qui anticipèrent le virage de l’intelligence économique avec succès. En France, citons Giat Industries, Elf Aquitaine, Rhône Poulenc, et aux Etats-Unis Lockheed, Motorola, IBM.

Ce qui est central est le fait que l’intelligence économique ne se réduit pas à l’accumulation désordonnée d’informations de toutes sortes. Il s’agit de produire de la connaissance structurée pour aider les entreprises à combattre et à se défendre dans la compétition économique d’un monde post-Guerre Froide.

Sa définition a longtemps fait l’objet d’intenses débats théoriques et pratiques. La première définition moderne date de 1967 par Harold Wilensky, dans un ouvrage intitulé l’intelligence organisationnelle. Il définit l’intelligence économique comme l’activité de production de connaissance servant les buts économiques et stratégiques d’une organisation, recueillie et produite dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes. Cette définition a été reprise et travaillée une première fois en France par la commission intelligence économique et stratégie des entreprises du commissariat général au plan en 1993, sous la présidence d’Henri Martre, et ayant notamment comme initiateurs et rapporteurs Christian Harbulot, Philippe Clerc et Philippe Baumard.

La mise en place de l’intelligence économique en France.

Elle est issue du souci des ingénieurs et cadres de l’industrie du fait du besoin d’amélioration continue des procédés de R&D, est née en France de l’action conduite par des hommes et des femmes issus de milieux très variés. Dès le départ, elle est portée par des enseignants, des fonctionnaires issus du corps préfectoral ou du monde du renseignement, des dirigeants et cadres d’entreprises constitués en associations, des associations, dont d’anciens élèves, reconnues d’utilité publique, ou écoles de pensée. En fait on peut considérer que sa genèse vient d’ingénieurs et scientifiques de haut niveau confrontés aux besoins de réalisation de plus en plus rapides, efficaces et concrètes et au fait qu’ils ne peuvent alors plus tout couvrir, eussent-ils travaillé 24h/24h 365j/365j. Il leur faut alors s’organiser autrement pour disposer de l’information pertinente pour décider.

Son univers étant très vaste, il englobe parfois des réalités très différentes. A titre d’exemple, voici quelques définitions reflétant les différentes tendances observables dans le domaine de l’intelligence économique.

Le rapport Martre, œuvre collective du commissariat du plan intitulée intelligence économique et stratégie des entreprises, donne la définition suivante. L’intelligence économique peut être définie comme l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l’entreprise, dans les meilleures conditions de délais et de coûts. L’information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. Ces actions, au sein de l’entreprise, s’ordonnent autour d’un cycle ininterrompu, générateur d’une vision partagée des objectifs de l’entreprise.

L’intelligence économique présente trois volets. La gestion d’information ou des connaissances, la protection, et l’influence. Bien la gérer, c’est maîtriser l’information, le but étant de connaître son environnement extérieur et par conséquent d’adapter par avance sa conduite. Elle permet d’identifier les opportunités et les déterminants du succès, d’anticiper les menaces, de prévenir les risques, de se sécuriser, d’agir et d’influencer son monde extérieur dans une optique de compétitivité internationale.

Le traitement de l’information : Cela consiste à recueillir les informations nécessaires, à les trier et à les valider. En d’autres termes, ce premier volet consiste à avoir l’information pertinente sur ses concurrents, sur les règles et les normes et d’une manière générale sur tout son environnement extérieur international.

– la sécurisation au niveau matériel, mais surtout au niveau immatériel : Avoir la capacité d’anticiper les risques et les problèmes qui se rattachent notamment à la propriété intellectuelle, aux attaques sur son image ou sur son capital. Ce deuxième volet accorde une grande importance à la sécurisation des actifs immatériels.

L’influence et l’argumentation : Convaincre, négocier, faire du lobbying professionnel mais également à savoir exercer l’influence normative en anticipant les règles et les normes internationales et en participant éventuellement à leur élaboration.

L’intelligence économique permet de mieux connaître ses concurrents, les donneurs d’ordre, les règles et les normes qui peuvent influencer son activité et donc d’agir sur son environnement au lieu de le subir. Reste à noter qu’elle doit être déontologique et loin des pratiques d’espionnage, de vol et de trafic d’influence.

L’intelligence économique territoriale.

L’intelligence économique a donné naissance à une déclinaison particulière qui est l’intelligence économique territoriale. Cette dernière, telle qu’elle fut conçue par le préfet Rémy Pautrat, permet d’organiser en un système faisant sens, en une stratégique cohérente au service de la croissance et de l’emploi, les actions variées d’aménagement du territoire, de politique industrielle et de développement économique en général qui sont menées à l’échelon central et local avec un déficit de coordination.

Par conséquent, on peut définir l’intelligence territoriale comme la valorisation, la coordination et la protection des atouts économiques et savoir-faire industriels et technologiques des territoires et de leur tissu de PME-PMI, afin de les transformer en avantages comparés décisifs dans la compétition commerciale européenne et mondiale.

L’intelligence territoriale se compose de quatre types d’actions s’agrégeant en un dispositif unifié et coordonné.

La première est l’intelligence économique territoriale, IET, élaboration de stratégies concertées de développement économique et technologique pour les territoires, en s’appuyant sur les pôles de compétitivité qui sont l’exemple emblématique de ces schémas de développement stratégiques des régions. Ils reposent sur le repérage des spécialités locales, des savoir-faire et des filières d’excellence locale et leur mise en valeur via des réseaux organisés de travail et d’échanges d’informations. Il s’agit en somme de créer une dynamique régionale de coopération, en favorisant le regroupement des services de l’État et des collectivités territoriales, des entreprises, notamment les PME-PMI, des universités et des centres de recherche autour de projets stratégiques communs.

La deuxième consiste en la définition et la préservation d’un périmètre économique stratégique, c’est-à-dire d’un ensemble d’entreprises œuvrant dans le domaine des technologies sensibles et qu’il convient de protéger pour des raisons d’intérêt national ou européen et de conquête de positions privilégiées sur les marchés hautement rentables des hautes technologies duales, concernant les domaines militaire et civil.

La troisième est la constitution de réseaux d’experts et de décideurs, inter-entreprises et inter-administrations, entre les entreprises, l’état, les universités et les différents acteurs du développement économique et social local.

La quatrième est la sensibilisation et la formation à l’intelligence économique, car cette dernière est indispensable à la construction de la compétitivité durable des entreprises françaises. En effet, la scène internationale et la vie des nations doivent aujourd’hui s’interpréter à l’aide d’une nouvelle grille de lecture. Nous sommes entrés dans l’économie de la connaissance, corollaire de la mondialisation des échanges et des idées. L’un des éléments essentiels du capital stratégique qui déterminent aujourd’hui la prospérité des sociétés, la compétitivité des entreprises et donc l’évolution de l’emploi, est l’information. Savoir la chercher, la traiter et la diffuser, tout en protégeant la part de données sensibles qui doivent être protégées, constitue l’une des tâches prioritaires de tous les acteurs économiques et la définition même de l’intelligence économique.

Contenu de l’intelligence économique.

Elle ne se résume pas à la veille. Selon les travaux de l’AFDIE, Association française pour le développement de l’intelligence économique, inspirés par les idées développées aux États-Unis par la SCIP, society of competitive intelligence professionnals, l’intelligence économique comprend les tâches suivantes :

Recherche et recueil des informations et des connaissances clés. Veille, recherche documentaire, investigation de source humaine, traitement et interprétation des données recueillies, entretien des bases de données et de savoirs, administration de données, analyse.

Synthèse, construction de schémas interprétatifs et de modèles mentaux. Formulation des raisonnements stratégiques, stratégie d’innovation, conduite de projets.

Anticipation et maîtrise des risques. Évaluation des effets des décisions à prendre, réalisation de business wargames.

Mise en œuvre des actions et animation des réseaux. Animation de réseaux d’influence déploiement préventif ou curatif des actions offensives ou défensives, préparation puis mise en œuvre d’une warroom, communication sur les valeurs.

Évaluation des effets et mutualisation des pratiques. Étude d’impact, rétroveille sur les processus, échanges de pratiques et de savoirs, audit d’intelligence économique, auto-évaluation.

Fonctions de l’intelligence économique.

Dans ce but, un certain nombre de fonctions ont été définies pour participer à son fonctionnement. Bernard Besson et Jean-Claude Possin en distinguent quatre, maîtrise, mémoire, réseau, analyse, que nous présentons dans l’ordre suivant.

Le réseau.

On le divise souvent en réseau externe, constitué de personnes n’appartenant pas à l’entreprise, de provenances diverses, connaissances des employés, des clients, des fournisseurs, des partenaires, des contacts délibérés, et en réseau interne, les employés de l’organisation pouvant servir d’experts sur une question, et fournir des informations.

La mémoire.

C’est le seul organe spécifique de l’intelligence économique. La mémoire est chargée de mémoriser les informations et connaissances explicites de l’entreprise, obtenues ou non grâce à l’intelligence économique. Elle peut être organisée dans le cadre d’un projet d’ingénierie des connaissances. Il s’agit d’un référentiel structuré dont, idéalement, les données principales, métadonnées, sont compatibles avec la structure du système d’information et répondent à des normes de mise en cohérence interne et externe.

La maîtrise.

L’intelligence économique est au service de l’organisation. À ce titre, elle est pilotée par le chef d’entreprise, qui doit définir ses objectifs et les grandes questions auxquelles elle devra répondre. La qualité des questions est capitale pour obtenir des informations intéressantes. Au départ, les questions devront rester les plus ouvertes possibles pour ne pas exclure a priori des informations clés qui pourraient surgir du contexte. L’éthique et la déontologie relèvent de cette fonction.

L’analyse.

Il s’agit des correspondants du réseau d’intelligence économique qui produisent des questions pertinentes et valident les réponses en offrant des choix multiples à l’entreprise. Elle est organisée transversalement, comme le réseau et la mémoire.

Jean-Louis Levet et Robert Paturel identifient, de leur côté, les quatre fonctions suivantes : maîtrise du patrimoine scientifique et des savoir-faire, détection des occasions et des menaces, coordination des stratégies, mise en œuvre de pratiques d’influence.

On peut rapprocher ces fonctions de notions similaires quoiqu’assez différentes : les éléments clés de la stratégie donnée en réseau centré du département de la défense des États-Unis.

Le processus d’intelligence économique dans le cycle moderne.

Certains consultants affirment que sa mise en place devrait avoir pour préalable l’évaluation de la culture stratégique de l’entreprise, en commençant par :

– Une phase d’audit d’intelligence économique.

– Une veille sur les méthodes des concurrents, notamment sur les méthodes employées par les grands groupes américains.

– Une analyse des meilleures pratiques à l’intérieur de l’organisation.

Cette conception peut rencontrer des difficultés.

– Les audits d’intelligence économique peuvent être des approches dangereuses pour l’organisation car ils confient à un intervenant extérieur le rôle de faire parler les acteurs sur un sujet sensible.

– Les travaux scientifiques sur l’intelligence économique ont montré qu’un manager est incapable de formuler des besoins de connaissance sans éviter de lourds biais de perception et d’interprétation.

– Un tel audit, même fait correctement peut rencontrer deux écueils: On dit au client des choses qu’il sait déjà ou on lui dit des choses qu’il n’a pas envie d’entendre.

– La veille sur les méthodes concurrentes pourrait conduire à l’imitation, le mimétisme et l’homologie, mais, si elle est réalisée correctement, peut être riche d’idées, et lever des inhibitions, si d’autres le font, pourquoi pas nous ?

Si l’intelligence économique est une donne relativement ancienne sur la scène internationale, elle connaît une véritable ascension en France dans les années 1970.

Deux rapports démocratisent cette notion et alertent l’opinion publique sur la nécessaire mise en œuvre d’une action défensive comme offensive pour protéger nos intérêts dans un monde globalisé. Il s’agit du rapport Martre Intelligence économique et stratégie des entreprises, 1994, et du rapport Carayon Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale, 2003.

Depuis lors, l’essor de l’intelligence économique en France est considérable jusqu’à se concrétiser institutionnellement par la création d’un délégué interministériel en la matière.

Plus récemment, la formalisation de l’intelligence économique se matérialise par la production abondante de connaissance aboutissant à une véritable doctrine française, la formation d’un nombre croissant de junior experts ainsi que la hausse constante de cabinets dédiés à l’IE.

La rubrique lexique explicite les différents concepts autour desquels s’articule la pensée en Intelligence Economique. Les termes propres à l’Intelligence Economique reflètent son héritage à cheval entre la pensée militaire et la pensée économique. La discipline, qui allie management de l’information et stratégie concurrentielle, possède un vocabulaire et des concepts spécifiques. Chacun des concepts est ici expliqué au travers d’une définition, puis des enjeux et perspectives qu’il recouvre et explicite. Ce lexique s’adresse donc aussi bien aux étudiants qu’aux professionnels qui y trouveront certains termes utilisés dans les métiers de l’IE.

Face à une montée des risques et son exposition à l’international du fait de la mondialisation, l’entreprise se doit aujourd’hui de posséder un temps d’avance. L’interdépendance croissante entre les sphères économique, politique et sociétale, associée à un monde de la communication bouleversé par les nouvelles technologies, ont considérablement augmenté le besoin des entreprises en information stratégique, fiable et de haute valeur ajoutée. Gérer ce flux d’information requiert un savoir-faire spécifique que le professionnel de l’IE maîtrise.

Le cœur de métier de l’Intelligence économique se concentre sur le cycle de l’information qui est l’essence même de la discipline. Ce cycle résume le traitement de l’information par l’entreprise et définit les expertises nécessaires à sa maîtrise. La collecte des informations est assurée par le veilleur. Ce dernier recueille des données dans une optique transversale, que ce soit sur la sphère financière, l’avancement technologique, ou encore la stratégie concurrentielle d’une société. Utilisant un certain nombre d’outils, il mène une recherche sur des sources ouvertes, sur Internet ou par des contacts humains. L’analyste est chargé de transformer ces données brutes en informations stratégiques, via un travail de synthèse. Il dégage les grandes tendances en cours et à venir dans l’environnement de l’entreprise. Le knowledge manager a la charge de gérer le cycle de l’information à l’interne. Il cherche notamment à optimiser la circulation de l’information au sein de la société et d’assurer la sécurisation de ces informations. Le lobbyiste a la charge d’utiliser et de diffuser ces informations dans une perspective opérationnelle, notamment en matière d’influence. Au final, l’ensemble de ces spécialités permet au décideur d’avoir une vision suffisamment claire de son environnement pour concevoir une stratégie.

A la croisée des chemins, les métiers de l’IE s’adressent donc à tous les types de cursus.

Lexique des mots clés de l’intelligence économique.

Analyse stratégique, asymétrie créant conflit, attaque informationelle, benchmarking, biais cognitif, capital immatériel, cartographie, communication, compétitivité, coopétition, crise, culture stratégique, cycle de l’information, désinformation, déstabilisation, diplomatie, dissuasion, due diligence, échiquiers, élicitation, état stratège, éthique, firme multinationale, géoéconomie, gestion de crise, gouvernance, guerre cognitive, guerre économique, guerre de l’information, hypercompétition, influence, infodominance, information, intelligence collective, intelligence économique, intelligence territoriale, knowledge management, lobbying.

Le territoire haut savoyard.

Le pôle de compétitivité Arve-Industries a développé plusieurs outils en faveur de l’intelligence économique pour développer la culture de l’information stratégique et sa protection. Avec la création d’un « pool IE », le pôle a développé un dispositif  pour nourrir et orienter la réflexion stratégique des dirigeants, chefs d’entreprises et décideurs économiques sur le territoire. Le « pool IE » réalise un travail quotidien de collecte, d’analyse et de diffusion d’informations stratégiques, sur les marchés et technologies d’avenir, porteurs de croissance pour les entreprises comme pour le territoire. Fruit d’une veille collaborative et prospective, le pool IE s’appuie sur l’expertise de deux compétences territoriales en intelligence économique et stratégique : la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Haute-Savoie et l’Observatoire stratégique de la sous-traitance industrielle.

La norme est un véritable outil d’intelligence économique.

Le site Internet info.expoprotection.com, spécialisé dans la gestion des risques, a interviewé Jean-Marc Picard, le fondateur et ancien président du forum sécurité Afnor et de la commission de normalisation sur la sécurité sociétale. Il explique qu’au-delà de l’aspect purement technique de l’élaboration d’une norme, la participation aux travaux est réellement à prendre en considération car rentrant véritablement dans une stratégie commerciale.

Le développement durable, dans une approche globale, à travers la responsabilité sociétale des entreprises.

Présentation générale.

Le développement durable, « sustainable development », est une nouvelle conception de l’intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l’échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d’une planète globalisée.

Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport Bruntland, le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Deux concepts sont inhérents à cette notion. Le concept de besoins, et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité. L’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

Face à la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée, par le changement climatique, la raréfaction des ressources naturelles avec en particulier le rapprochement du pic pétrolier, les écarts entre pays développés et pays en développement, la sécurité alimentaire, la déforestation et la perte drastique de biodiversité, la croissance de la population mondiale, les catastrophes naturelles et industrielles, le développement durable est une réponse de tous les acteurs, États, acteurs économiques, société civile, culturels et sociaux du développement.

Il s’agit aussi, en s’appuyant sur de nouvelles valeurs universelles, responsabilité, participation écologique et partage, principe de précaution, débat, etc., d’affirmer une approche double. Dans le temps, nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre, mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations futures. Dans l’espace, chaque humain a le même droit aux ressources de la Terre, par le principe de destination universelle des biens.

Tous les secteurs d’activité sont concernés par le développement durable, l’agriculture, l’industrie, l’habitation, l’organisation familiale, mais aussi les services, la finance, le tourisme, qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas qu’immatériels.

Enjeux et objectifs du développement durable.

Faire face à une crise écologique et sociale.

La révolution industrielle du XIXe siècle introduit des critères de croissance essentiellement économiques, principal critère aisément mesurable. Ainsi le produit intérieur brut dont l’origine remonte aux années 1930 est souvent vu comme l’indicateur de la richesse d’un pays. Des corrections ont été apportées dans la deuxième moitié du XIXe siècle sur le plan social, avec d’importantes avancées sociales. L’expression « économique et social » fait depuis partie du vocabulaire courant.

Mais les pays développés ont pris conscience depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979 que leur prospérité matérielle était basée sur l’utilisation intensive de ressources naturelles finies, et que par conséquent, outre l’économique et le social, un troisième aspect avait été négligé, l’environnement. Pour certains analystes, le modèle de développement industriel n’est pas viable ou soutenable sur le plan environnemental, car il ne permet pas un développement qui puisse durer. Les points cruciaux en faveur de cette affirmation sont l’épuisement des ressources naturelles, les matières premières, les énergies fossiles pour les humains, la destruction et la fragmentation des écosystèmes, notamment la déforestation qui se manifeste par la destruction des forêts tropicales, forêt amazonienne, forêt du bassin du Congo, forêt indonésienne, ainsi que la diminution de la biodiversité qui diminuent la résilience de la planète ou encore le changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre et de manière générale la pollution due aux activités humaines. Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années, Seveso en 1976, Bhopal en 1984, Tchernobyl en 1986, Exxon Valdez en 1989, etc., ont interpellé l’opinion publique et les associations telles que le WWF, les Amis de la Terre ou encore Greenpeace.

Au problème de viabilité subsiste une pensée humaine à adapter. Ce qui s’ajoute à un problème d’équité. Les pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique, et il est à craindre que le souhait de croissance des pays sous-développés, souvent appelés pays du Sud, vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n’implique une dégradation encore plus importante et accélérée de l’habitat humain et peut-être de la biosphère. Ainsi, si tous les états de la planète adoptaient l’ « american way of life », qui consomme près de 25 % des ressources de la Terre pour 5 % de la population, il faudrait 5 ou 6 planètes pour subvenir aux besoins de tous selon l’association écologiste WWF.

Le développement actuel étant consommateur de ressources non renouvelables et considéré par ces critiques comme inéquitable, une réflexion a été menée autour d’un nouveau mode de développement, appelé développement durable.

Une nouvelle démarche, agir local, penser global, héritière d’un passé philosophique.

L’image de la terre vue de la lune est une des premières visions de la terre comme un ensemble fini et fragile. Les aspects essentiels du développement durable, sur les capacités de la planète et les inégalités d’accès aux ressources posent des questions philosophiques et éthiques. L’idée est avancée que le modèle économique de l’occident pourrait ne pas être viable sur le long terme, s’il ne devenait pas plus respectueux de l’environnement. Elle pose l’idée d’un devoir vis-à-vis des êtres à venir, des vies potentielles et vulnérables que nous menaçons, et donne à l’homme une responsabilité.

Les réponses données à ce thème sont contradictoires. Michel Serres affirme que l’homme devrait être signataire d’un contrat avec elle, reconnaissant les devoirs de l’humanité envers celle-ci. Luc Ferry souligne que l’homme ne peut pas passer de contrat avec elle, lui donner des droits, ce qui reviendrait à s’opposer au développement de l’occident, et même à celui de l’humanisme. Jean Bastaire voit l’origine de la crise écologique chez Descartes, selon qui l’homme devait se rendre comme maître et possesseur de la nature. Au contraire, la géographe Sylvie Brunel critique le développement durable, car elle y voit une conception de l’homme comme un parasite, et la nature comme un idéal. Or, pour elle, l’homme est souvent celui qui protège la biodiversité, là où la nature est le règne de la loi du plus fort, dans lequel tout milieu naturel livré à lui-même est colonisé par des espèces invasives.

Sans en aborder tous les aspects philosophiques, le développement durable comporte également des enjeux très importants en matière d’éthique des affaires. André Comte-Sponville, entre autres, aborde les questions d’éthique dans « le capitalisme est-il moral ? ». Paul Ricœur et Emmanuel Lévinas le firent aussi sous l’angle de l’altérité et Patrick Viveret et Jean-Baptiste de Foucauld sur celui de la justice sociale.

Le philosophe français Michel Foucault aborde ces questions sur le plan épistémologique. Il parle de changements de conception du monde, qui se produisent à différentes époques de l’Histoire. Il appelle ces conceptions du monde, avec les représentations qui les accompagnent, des épistémès. On pourrait sans doute affirmer que le développement durable, et son corollaire la mondialisation, correspondent au concept d’épistémè, qui, appliqué à notre époque, est appelé hyper modernité.

La formule agir local, penser global, employée par René Dubos au sommet sur l’environnement de 1972, est souvent invoquée dans les problématiques de développement durable. Elle montre que la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux nécessite de nouvelles heuristiques, qui intègrent le caractère global du développement durable. Elle fait penser à la philosophie de Pascal[], plutôt qu’à celle de Descartes, celle-ci étant davantage analytique. En pratique, elle devrait se traduire par des approches systémiques.

Depuis quelques décennies, les ONG environnementales et des leaders d’opinion comme Nicolas Hulot ont sensibilisé l’opinion publique sur les enjeux de l’environnement et du développement durable.

Trois piliers du développement.

L’objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects économique, social, et écologique des activités humaines. Trois piliers à prendre en compte par les collectivités comme par les entreprises et les individus. La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux. À ces trois piliers s’ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et à la mise en œuvre de politiques et d’actions relatives au développement durable, la gouvernance.

La gouvernance consiste en la participation de tous les acteurs, citoyens, entreprises, associations, élus, etc., au processus de décision. Elle est de ce fait une forme de démocratie participative. Le développement durable n’est pas un état statique d’harmonie, mais un processus de transformation dans lequel l’exploitation des ressources naturelles, le choix des investissements, l’orientation des changements techniques et institutionnels sont rendus cohérents avec l’avenir comme avec les besoins du présent.

On peut considérer que les objectifs du développement durable se partagent entre trois grandes catégories.

Ceux qui sont à traiter à l’échelle de la planète : Rapports entre nations, individus, générations.

Ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique, Union européenne, Amérique du Nord, Amérique latine, Asie, etc., à travers les réseaux territoriaux par exemple.

Ceux qui relèvent de la responsabilité des entreprises, Schneider Electric et le programme Bipbop d’accès à l’énergie, business, innovation & people at the base of the pyramid.

Répondre aux besoins des générations actuelles et à venir.

Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. La définition classique du développement durable provient du rapport Brundtland de la commission mondiale sur l’environnement et le développement. Ce rapport rappelle le propos prêté à Antoine de Saint-Exupéry. Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. Ce rapport insiste sur la nécessité de protéger la diversité des gènes, des espèces et de l’ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment, par des mesures de protection de la qualité de l’environnement, par la restauration, l’aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces, ainsi que par une gestion durable de l’utilisation des populations animales et végétales exploitées.

Cette préservation de l’environnement doit être accompagnée de la satisfaction des besoins essentiels en ce qui concerne l’emploi, l’alimentation, l’énergie, l’eau, la salubrité. Cela étant, on se heurte à une difficulté, qui est de définir ce que sont les besoins des générations présentes, et ce que seront les besoins des générations futures. On pourrait retenir par exemple les besoins élémentaires pour se nourrir, se loger, et se déplacer.

Dans ce contexte, le développement durable a été inséré parmi les Objectifs du millénaire pour le développement fixés par l’ensemble des États membres de l’ONU[]. Afin de subvenir aux besoins actuels sans pour autant se reposer sur l’utilisation non durable de ressources non renouvelables, un scénario en trois points a été proposé.

Efficacité : Techniques plus performantes.

Sobriété : Techniques utilisées avec parcimonie.

Utilisation de ressources renouvelables : L’énergie solaire ou les éoliennes, au travers de projets d’électrification rurale.

Le patrimoine culturel ne doit pas être oublié. Transmis de génération en génération et faisant preuve d’une grande diversité, l’UNESCO en souhaite la préservation. La culture au sens large, ou l’environnement culturel, s’impose d’ailleurs peu à peu comme un quatrième pilier du développement durable.

Gestion transversale et domaines d’application dans l’entreprise.

La mise en œuvre d’une démarche de développement durable dans une organisation, collectivité ou entreprise, est un processus complexe, qui engage toutes les fonctions de l’entreprise. Il s’agit de mettre en place une véritable gestion de programmes transverses, avec des correspondants dans les principales entités de l’organisation, en impliquant les parties prenantes dans un modèle économique durable. Quelques exemples sont donnés ici de domaines d’application particulièrement concernés par la mise en œuvre d’une démarche de développement durable ou de responsabilité sociétale.

Ventes et logistique.

Les ventes et la logistique sont particulièrement impactées par les questions de développement durable. La fonction administration des ventes des entreprises est en effet responsable de la livraison au client final, qui fait appel le plus souvent au transport routier, fortement consommateur de produits pétroliers.

Marketing.

Il s’agit d’identifier les opportunités et les menaces, dans le contexte d’une sensibilité accrue des consommateurs et du marché aux enjeux du développement durable, en accord avec les parties prenantes. Le marketing doit véhiculer vers les autres domaines de l’entreprise les valeurs demandées par le marché. Il doit éviter de construire des messages publicitaires vantant le développement durable si le fonctionnement de l’entreprise est inchangé. Les entreprises ont intérêt à créer des produits et des services responsables, parce que les clients le demandent, et parce ce que c’est rentable. Avec des modes de production et de communication revus, l’entreprise y gagne en productivité et fidélise ses équipes et ses clients.

Les ventes de produits éco responsables montrent l’évolution des comportements des consommateurs. Le rôle du marketing dans la mise en œuvre d’innovations durables et dans leur acceptation par les marchés est important. Il permet la création de liens entre une demande et une offre plus responsables, en passant d’une logique « produit » à une logique « service ».

Recherche et développement.

Les caractéristiques du développement durable que sont les échelles temporelles et spatiales multiples, et l’interconnexion des problèmes, conduisent à des problématiques nouvelles de recherche et développement, à la recomposition de certains champs de recherche, et à l’apparition de nouvelles disciplines.

La réponse aux demandes du développement durable passe par un accroissement des travaux de nature interdisciplinaire, entre sciences de la nature et sciences humaines et sociales. Il est nécessaire de structurer la recherche de manière plus fédérative, en organisant des institutions transversales et internationales. La demande d’expertise nécessite souvent la coopération de disciplines différentes. La recherche pour le développement durable nécessite de meilleures données, plus abondantes, et des outils plus performants dans le domaine de la modélisation et de la prospective. La recherche doit imaginer de nouvelles formes de coopération avec les autres acteurs, responsables politiques, entreprises, associations, syndicats, et autres composantes de la société civile.

Si le marketing doit répondre à la question de savoir s’il faut investir dans le recyclage ou investir dans de nouveaux produits propres, il impose des choix dans la recherche et développement. La recherche peut se faire dans des laboratoires internes aux entreprises, ou en partenariat avec des laboratoires publics, par exemple dans le cadre de pôles de compétitivité.

La recherche et développement a besoin d’outils de gestion des connaissances pour améliorer l’efficacité de ses recherches. Elle doit procéder à une veille technologique orientée vers des objectifs de développement durable.

Juridique.

Sur le plan réglementaire, le développement durable se traduit par un ensemble de textes juridiques, qui peuvent être établis soit au niveau européen, par les directives européennes, soit au niveau des états. Quelques exemples de règlements européens sont le règlement REACH sur les substances chimiques, ou la directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, DEEE, pour ce qui concerne le pilier environnemental.

Au niveau des états, le droit environnemental et social s’applique sur chacun de ces piliers environnemental et social, en France le code de l’environnement et le code du travail. La charte de l’environnement, de valeur constitutionnelle, stipule à l’article 6 que « les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social ».

Les marchés publics, soumis à une réglementation stricte, peuvent intégrer des clauses environnementales et sociales, en vertu des articles 5 et 14 du code des marchés publics. La loi sur les nouvelles régulations économiques, dans son article 116, impose aux entreprises cotées en bourse de produire des rapports d’activité qui rendent compte des conséquences environnementales et sociales de leur activité.

Les services juridiques des entreprises doivent procéder à une veille juridique, éventuellement pour les PME avec l’aide des chambres de commerce et d’industrie. Outre cette veille, les services juridiques sont amenés à vérifier la conformité des actions de développement durable de l’organisation dans ses déclinaisons économiques, sociales et environnementales par rapport aux normes applicables et la communication extra-financière qui l’accompagne.

Achats.

Le respect de critères environnementaux, sociaux, et économiques dans l’élaboration des produits d’une entreprise dépend non seulement de ses processus internes, mais aussi de la qualité des produits achetés auprès des fournisseurs de l’entreprise, ainsi qu’en amont de ceux-ci. La performance en matière de développement durable dépend donc de l’intégration progressive de la chaîne d’approvisionnement dans le référentiel de responsabilité sociétale des entreprises concernées. Il est nécessaire de revoir la stratégie achats, dans des intentions de réduction des coûts, d’élimination des déchets, d’augmentation de l’efficacité énergétique, de conservation des ressources, en faisant participer les partenaires fournisseurs de l’entreprise.

Gérer le développement durable dans les achats peut se faire en tenant compte du coût global d’acquisition qui, outre le prix d’achat, intègre le transport, le dédouanement, les garanties, les coûts de stockage, l’obsolescence, les déchets générés lors de la production et en fin de vie.

L’engagement d’un plan d’action développement durable aux achats répond généralement à des arguments de quatre natures différentes :

Un argument citoyen, comme moyen d’action en vue de permettre aux générations du présent de répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs :

Un argument économique, relatif aux économies d’achat qui proviennent d’une meilleure conception produit,

Un argument communication, relatif aux risques sur l’image (réputation),

Un argument légal, consistant en la réponse aux obligations réglementaires (code des marchés publics dans le secteur public en France).

Finance.

La mise en œuvre d’une politique de développement durable dans les entreprises dépend largement de l’utilisation des ressources de l’entreprise. Ces ressources peuvent être des actifs physiques, des immobilisations au sens classique du terme, mais aussi des actifs immatériels, des immobilisations incorporelles.

L’atteinte des objectifs de développement durable dépend en grande partie de la façon dont les entreprises vont orienter l’action de l’ensemble de ces ressources, employés, parties prenantes, organisation, etc. Des réflexions apparaissent sur de nouvelles méthodes d’estimation de la valeur financière des entreprises à travers la notion de capital immatériel.

Les actifs financiers que sont les investissements socialement responsables, ISR, permettent d’orienter les portefeuilles de valeurs financières vers des actifs qui respectent des critères à la fois environnementaux, sociaux et économiques. L’ISR a une vision à long terme de nature à donner des résultats meilleurs que ceux des sociétés qui agissent dans le court terme. L’ISR est encore trop récent et le recul insuffisant pour le vérifier de façon tangible et assez large, mais l’observation des fonds ISR les plus anciens laisse penser que leur rentabilité est comparable, voire parfois meilleure que celle des autres fonds.

Il faut également signaler le développement de toute une branche de la finance, la finance du carbone, liée aux enjeux des gaz à effet de serre. Le projet BlueNext s’inscrit dans ce type d’activités.

Systèmes d’information.

Il existe une croyance selon laquelle l’informatique serait « virtuelle » ou « immatérielle ». La dématérialisation, qui consiste à faire passer les flux de documents entre organisations d’un support d’information papier à un support d’information électronique, terme peu approprié car la dématérialisation ne supprime pas le fait qu’on utilise de la matière avec un support d’information électronique, est souvent présentée, y compris par les spécialistes du développement durable, comme un avantage du point de vue environnemental, car elle supprimerait la consommation de papier. En fait, on se rend compte que le « zéro papier » est un mythe. Une analyse qualitative des avantages et des inconvénients de la dématérialisation en termes de développement durable montre en effet que les choses ne sont pas si simples. En particulier, ce processus n’améliore pas la qualité environnementale des produits.

L’informatisation massive de l’économie depuis une cinquantaine d’années nous a fait passer dans une économie dite de l’immatériel, dans laquelle l’augmentation des flux de gestion pilotés par l’informatique s’est accompagnée d’une augmentation parallèle des flux de biens marchands, donc des quantités de ressources naturelles consommées. Concilier développement durable et systèmes d’information n’est pas aisé car les systèmes d’information ne sont généralement pas pensés pour le long terme. Tant les matériels que les logiciels sont généralement conçus pour une durée d’utilisation de quelques années.

D’autre part, les systèmes d’information d’entreprise ont été conçus selon une logique essentiellement comptable et financière. Ils se sont structurés autour de la comptabilité générale, avec des progiciels de gestion intégrés, et ils ont longtemps ignoré les critères extra-financiers du développement durable. Les éditeurs de progiciels de gestion intégrés commencent à proposer des offres de mise en conformité réglementaire.

Les initiatives actuelles sur l’application des principes de développement durable en informatique concernent le plus souvent le matériel informatique proprement dit, par le recyclage et la consommation électrique. Il existe une certification internationale pour les équipements, la certification TCO, ainsi qu’une directive européenne sur les substances dangereuses, la directive RoHS. L’informatique verte, green IT en anglais se concentre essentiellement sur les bonnes pratiques portant sur le matériel informatique.

L’application aux processus métier vertueuse sur le plan du développement durable pose le problème du partage de l’information environnementale et sociale entre les entreprises et administrations, ainsi qu’avec leurs parties prenantes. Concernant l’application au volet environnemental proprement dit, on parlera d’écoinformatique.

Les systèmes d’information actuels sont très hétérogènes et n’ont le plus souvent pas été conçus pour gérer une information à caractère sociétal. Pourtant les exigences de développement durable nécessitent de structurer les informations utiles pour la gestion des programmes concernés, et plus particulièrement pour la gestion des données et la structuration de réseaux de compétence. Le Royaume-Uni a mis en place une régulation publique de l’information environnementale. La France mise sur l’effet de la loi sur les nouvelles régulations économiques pour réguler l’économie.

Un autre problème crucial qui se pose est de savoir quels sont les impacts de la course à la puissance informatique en matière environnementale, et si la loi de Moore est véritablement pertinente à long terme. On constate que les ordinateurs et les logiciels sont généralement surdimensionnés par rapport aux besoins, et que l’arrivée incessante de nouvelles versions de matériels et de logiciels a pour effet de diminuer la durée d’amortissement des équipements, donc de générer des déchets.

On notera plusieurs initiatives intéressantes :

– Des systèmes d’information spécialisés existent pour remonter des batteries d’indicateurs pour rendre compte, selon les critères du développement durable. Cependant, ils rencontrent des limites dans la mesure où il n’existe pas de comptabilité environnementale intégrée dans les entreprises, faute de normes et de directives publiques dans ce domaine.

– Des logiciels pour gérer les agendas 21.

– D’autres logiciels permettent de mesurer et suivre dans le temps l’empreinte carbone des entreprises et collectivités. On parle de Carbon Emission Management Systems, CEMS. Ces outils sont parfois intégrés dans une suite logicielle plus large baptisée Système de Management Environnemental, SME. Les principaux éditeurs de progiciels de gestion intégrée, PGI ou ERP en anglais, ajoutent des modules qui couvrent ces besoins.

– Les technologies du web sémantique, des ontologies, des métadonnées qui sous-tendent les solutions logicielles de développement durable les plus avancées, notamment dans l’écoinformatique, permettent une structuration des connaissances assurant un accès simple aux contenus et une compréhension du domaine traité. Ces points sont critiques pour assurer un accès ouvert et démocratique à l’information par le plus grand nombre et donc une possibilité pour chacun de participer aux choix de développement et aux choix politiques. Les ressources informatiques, textes, sons, images, peuvent être indexées avec des métadonnées dans le web sémantique.

– Les projets d’ingénierie des connaissances, transversaux, en accord avec chacun des métiers de l’entreprise peuvent stimuler l’innovation, et aider à structurer et partager les multiples connaissances qui existent dans les organisations.

– Différentes organisations aux États-Unis et en Europe ont lancé des programmes sur les métadonnées, pour l’environnement et des secteurs connexes. L’Environmental Protection Agency et l’Agence européenne de l’environnement utilisent déjà des registres de métadonnées. La convergence entre l’internet et le développement durable fait l’objet des réflexions du forum TIC21. L’association ADOME, Association pour le Développement d’Outils Multimedia appliqués à l’Environnement, a développé un moteur de recherche du développement durable, Ecobase 21, composé de 70 000 liens.

– En Europe, les institutions européennes ont mis en place les projets CORINE et GMES utilisant les données géospatiales, leur traitement, exploitation et interprétation, afin de soutenir, vérifier et évaluer les directives européennes en matière d’environnement. Pour la surveillance environnementale, et pour la gestion environnementale des sites industriels, il est nécessaire de modéliser, à l’aide de systèmes d’informations environnementales, les données physiques qui ont fait l’objet d’acquisitions, de mesures, et d’analyses. On commence à voir apparaître des places de marché spécialisées dans le développement durable. Une autre application des systèmes d’information à l’environnement est constituée par la recherche d’informations sur le développement durable à l’aide d’outils informatiques, il s’agit de la veille environnementale et de la veille sociétale.

Communication.

Avec la mise en place de programmes de développement durable dans les entreprises et d’agendas 21 dans les collectivités territoriales, s’est posée, à partir de 2002, la question de la communication sur le développement durable. Autrement dit, comment sensibiliser l’opinion au développement durable, impliquer les professionnels, et parfois convaincre les décideurs ?

Cette question a en partie trouvé sa réponse dans la création d’une Direction du développement durable, qui est désormais perçue comme un poste stratégique dans l’entreprise. Une association de la loi 1901, le Collège des Directeurs du développement durable, C3D, participe à faire évoluer la fonction du Directeur de développement durable.

Plusieurs autres pistes et éléments de réponse sont donnés par des professionnels.

– Une communication efficace suppose de démystifier le développement durable. Cela implique de mettre en avant les bénéfices concrets de la démarche, de dresser un constat honnête de la situation, de décrire les initiatives en montrant l’implication de celui qui parle, et surtout, de donner les modes d’emploi.

– Cela suppose aussi d’éviter quelques écueils : les grands principes, les bonnes intentions, « La terre c’est important pour demain », et le jargon inaccessible au public, « gouvernance », « stakeholders », « PADD », etc.

– Il n’y a pas de communication miracle, mais un travail sur la durée. Il est souhaitable d’impliquer les associations, d’impliquer physiquement les citoyens, par des événements festifs, des comités citoyens, des témoignages, etc., et d’agir plus sur l’émotionnel, car on convainc souvent mieux avec des événements festifs que des arguments scientifiques.

– Concernant éco-produits et éco-services, la communication doit mettre simultanément en avant l’aspect environnement / social et les égo-promesses, comme être en meilleure santé, avoir une plus jolie peau, etc., sous peine de ne pas convaincre et de ne pas vendre.

Quels que soient les outils et supports de communication utilisés, rien ne remplace un échange régulier entre les parties prenantes. La clé se trouverait aussi dans le mode d’expression, le ton, être simple, honnête et positif, en un mot humain. Simple avec une approche humaine évitant les caricatures stéréotypées et la langue de bois. Un échange direct et sans tabou doit être instauré pour apporter une réelle compréhension sur les enjeux du développement durable au grand public, échange rendu possible avec l’organisation de dialogues ouverts et réguliers.

Le succès d’une communication environnementale repose sur deux facteurs. Porter le message au bon endroit, d’une part, et rechercher la cohérence par l’exemplarité, d’autre part.

On passe d’une logique de conformité à une logique d’innovation.

Limites et dérives du concept.

Comme tous les concepts de l’idéologie humaine, le développement durable trouve aussi ses limites. La société capitaliste dans laquelle nous sommes a su redistribuer les dividendes de la prédation des ressources à l’économie, sous la forme de réinvestissements, et aux sociétés, par des hausses du revenu des salariés, pendant toute son existence. La balance entre ces deux pôles s’est réalisée au gré de l’évolution économique, des équilibres économiques et des convictions politiques de quelques dirigeants.

Comment prendre en compte l’environnement dans cette balance ?

– Le risque de dégradation le plus important est que le label développement durable soit récupéré pour appuyer des politiques ou justifier des actes n’ayant aucun rapport avec la notion même du développement durable. Par exemple, les valeurs immatérielles, ou la dématérialisation, ne suppriment pas la consommation de papier et n’améliorent pas la qualité environnementale des produits. Pour le tourisme durable, l’application du tourisme au concept de développement durable a tendance à être un tourisme d’élite qui, au nom du respect de l’environnement, maintient des barrières entre les classes sociales de l’environnement humain, en augmentant le tarif des séjours afin de préserver une exclusivité, tout en oubliant les valeurs sociales de développement durable.

– Le concept de développement durable peut dériver vers une vision malthusienne et inadaptée de l’évolution de la société humaine. Pourquoi les pays riches, maintenant développés industriellement, imposeraient-ils aux pays en développement une vision limitative de leur développement industriel? Le concept est bon, ses objectifs louables, mais il sert peut-être à justifier une politique protectionniste de certains pays craignant une trop grande concurrence. En pratique, les pays développés ne se privent pas de commercer avec la Chine, malgré les risques de dérive de l’empreinte écologique de celle-ci.

– Une communication mal équilibrée dans sa diffusion serait gênante. Soit la communication ne serait pas suivie d’actions, dans le domaine de l’innovation par exemple, et l’entreprise se fragiliserait par rapport à ses concurrents plus innovants. Soit au contraire la communication ne dévoilerait pas le contenu d’une information confidentielle. Dans les deux cas, la stratégie de cohérence et la compétitivité des entreprises en pâtiraient, malgré le contexte de la révolution internet.

– Il existe une possibilité de dérive vers des modèles de substitution à durabilité faible, c’est-à-dire l’admission de la substitution du capital naturel par l’illusion d’un capital de connaissances humaines. Ce modèle est souvent présenté comme celui des organismes américains en particulier, surtout au niveau fédéral ou de leurs ramifications mondiales. Ce risque se traduit par la constitution de réseaux d’innovation pilotés en dehors de l’Europe qui risqueraient de déstabiliser les institutions européennes et les États de l’Union européenne, recherche, universités, etc.

– Un autre risque, plus pernicieux encore, est souligné par le philosophe André Comte-Sponville. Celui-ci craint que le manque d’éthique dans les institutions et dans les entreprises masque en réalité le manque d’action morale au nom de l’intérêt, en fait de l’entreprise. De façon plus large, ce risque est décrié haut et fort dans les colloques pour la gouvernance. En pratique, la fluidité de l’information et les flux financiers de la mondialisation aboutit à une multiplication des investissements étrangers non contrôlés. Cela peut court-circuiter les actions coordonnées en Europe et ailleurs, dans le domaine politique et juridique en particulier, du fait de biais culturels et de rigidités administratives des états. Comte-Sponville en conclut à la nécessité d’une morale dépassant le cadre de l’entreprise. Une réorganisation du droit paraît en outre nécessaire.

– L’accaparement, par les puissances qui maîtrisent les technologies de l’information, des procédures de normalisation et de régulation internationales, peut rendre le système inégalitaire. De ce fait, les plus riches risquent d’imposer un modèle qui aboutit de fait à une répartition encore plus injuste des savoirs, et par conséquent des ressources naturelles. Les logiciels dits open source et les sociétés ou organisations favorisant leur mise en œuvre, peuvent peut-être contribuer à réduire ce risque.

– Les critères d’évaluation élaborés selon des modèles idéologiques peuvent être mal équilibrés et croisés entre des notions révolues de l’environnement, du domaine social, et de l’économie. La mise en œuvre de modèles globaux biaisés, avec un retour à des utopies ou à certaines formes d’idéologies, tend à pervertir des idéaux déjà suffisamment compromis. Par exemple, par le biais du souci de l’environnement, on masque parfois certaines carences culturelles de la civilisation.

– Les analystes financiers chargés d’évaluer les rapports du développement durable des institutions et des entreprises disposent-ils de la formation nécessaire sur les concepts de développement durable ? Sont-ils aptes à les utiliser s’ils sont dépourvus de la perception et des outils d’analyse adaptés ?

Sources :

Wikipedia, après recoupement des résultats avec les sources officielles.

Centre de ressources et d’information sur l’intelligence économique et stratégique.

Ecole européenne d’intelligence économique.

Productions de l’association Les Faits Miroirs.

PAYS SAUMUROIS, PAYS SINGULIER, PAYS COMMUN.

Le Pays Saumurois regroupe la Communauté d’Agglomération de Saumur Loire Développement, représentant 32 communes, et la Communauté de Communes de la région de Doué-la-Fontaine, représentant 11 communes.

Ce territoire de projet, dont l’identité est celle d’une double intercommunalité, est actif à travers les actions du Syndicat Mixte du Pays Saumurois, et du Comité d’Expansion du Pays Saumurois, ayant respectivement des rôles décisionnaires, gestionnaires, évaluateurs et de conseillers en développement. Cette région du département du Maine et Loire travaille sur trois axes principaux.

+ La valorisation de l’identité saumuroise et de l’environnement comme supports du développement durable.

+ L’accroissement des richesses du territoire et la conduite d’une politique en faveur du développement durable

+ L’amélioration de la qualité de vie par le développement des services adaptés aux besoins de la population.

Pour ce faire, le Pays Saumurois considère et utilise les ressources disponibles sur son territoire, et les sociétés, entreprises, associations, institutions, partenaires qui les gèrent. Il s’intéresse à développer cinq pôles.

+ En matière économique, le Pays Saumurois accompagne les créateurs et repreneurs d’entreprises à travers plusieurs dispositifs, PAI, NACRE, Prime Régionale, etc. Il soutient également le développement des entreprises dans le cadre d’un partenariat avec l’Etat et la Région.

+ Dans le domaine social, il contribue à maintenir et à structurer les services aux publics de proximité, les services de la petite enfance, les services de santé, etc., via un programme européen LEADER. Il accompagne la coordination gérontologique par l’intermédiaire d’un Centre Local d’Information et de Coordination.

+ Le Pays Saumurois accompagne également les porteurs de projets en matière de maitrise de l’énergie et d’énergie renouvelable. Ce pôle Energie – Développement Durable est animé par un ingénieur thermicien qui développe la biomasse locale comme biocombustible.

+ Le volet culturelest quant à lui orienté vers la création, la sensibilisation, la professionnalisation et la diffusion artistique. De nombreuses manifestations culturelles sont ainsi soutenues chaque année.

+ Enfin, en matière patrimoniale et touristique, le Pays Saumurois apporte son soutien à la politique touristique du territoire et accorde une aide technique et financière aux projets relatifs au patrimoine architectural bâti et paysager. Le Pays Saumurois compte environ 75 sites de visite dont 54 sites touristiques, payant, qui représentent 75% de l’activité du département du Maine et Loire. 48% des sites reçoivent moins de 10 000 visiteurs par an.

4 294 emplois sont liés au tourisme, dans les secteurs de l’hôtellerie, restauration, activités culturelles. Le chiffre d’affaire touristique des activités directes représentait 160,8 millions d’euros en 2004.

Sources.

Le Pays Saumurois.

Communautés d’Agglomérations des territoires du saumurois.

Fiche bilan du programme européen de Liaison Entre Actions de Développement de l’Economie Rurale, soutenant le développement des zones rurales, du Groupe d’Action Local du Pays de Loire en Layon et du Pays Saumurois, étude stratégique relative aux sites touristiques du Saumurois.

QUANTITES ET QUALITES ECONOMIQUES ET SOCIALES EN PAYS DE LA LOIRE.

Les chiffres présentés ici proviennent des sites officiels traitant de l’état des lieux économique et social de la région Pays de la Loire, conseils territoriaux, CCI, CGPME, INSEE. Ils reflètent les résultats des années 2004 – 2010.

Les Pays de Loire regroupent cinq départements, la Loire Atlantique – 44, Le Maine et Loire – 49, la Mayenne – 53, la Sarthe – 72, et la Vendée – 85. Ils comportent une façade littorale, un axe urbain fort, Saint-Nazaire, Nantes, Angers, le Mans, une constellation de villes moyennes, comme Laval, Cholet, La Roche-sur-Yon, Saumur, Châteaubriant, etc., et des zones rurales.

Autant de types de territoires aux logiques démographiques propres et aux interactions complexes, observables notamment à travers des phénomènes tels que la rurbanisation ou le développement du littoral et plus récemment, des communes rétro-littorales.

+5e région économique de France.

+1re région française pour la construction navale.

+2e région française pour l’agriculture, la pêche, l’aéronautique.

+4e région de destination des séjours touristiques français.

+6e région française pour le nombre d’entreprises artisanales.

+8e région exportatrice.

Population.

3 482 594 habitants, soit 5,6 % de la population nationale, 5° région de France.

+ 32 500 personnes par an, soit + 1 % par an. C’est une des rares régions à bénéficier d’un solde naturel et d’un solde migratoire tous deux positifs.

Superficie, 32 000 km², soit 5,9 % de la superficie nationale totale.

Densité, 109 hab. /km², pour 114 hab. /km² au niveau national. Ce chiffre global masque de fortes polarisations, ainsi la moitié de la population réside sur environ 8,3 % du territoire régional.

Taux de crimes et délits pour 1 000 habitants, 42,9 ‰, contre 55,7 ‰ en France.

Disparités de la population sur les cinq départements.

Mayenne, 300 643 habitants.

Loire Atlantique, 1 246 798 habitants

Vendée, 607 430 habitants.

Maine et Loire, 770 777 habitants.

Sarthe, 556 946 habitants.

Population des principales villes incluant leurs unités urbaines rattachées.

Nantes, 569 960 habitants, Angers, 226 810 hab., Le Mans, 193 005 hab.

Saint-Nazaire, 143 499 hab., Cholet, 54 371 hab., Laval, 62 842 hab.

La Roche-sur-Yon, 51 124 hab., Les Sables-d’Olonne, 41 262 hab., Saumur, 29 833 habitants.

Emploi.

Avec 1,45 million d’actifs en 2007, dont 1,31 million de salariés et 136 000 non salariés, les Pays de la Loire représentent 5,7 % de l’emploi national. La même source, ORES, annonce un chiffre de 1 490 000 emplois salariés et non salariés pour l’année 2008. Et 1 607 305 personnes actives de 15 à 64 ans sont enregistrées, en tenant compte des apprentis.

En dix ans, le nombre d’actifs a augmenté de 17,4%, pour 13,1% en France métropolitaine, soit 215 000 actifs supplémentaires, ce qui fait des Pays de la Loire la quatrième région a avoir gagné le plus d’actifs sur cette période. Taux de chômage localisé, 8,4 %, pour 9,5% en France. Part des salariés travaillant dans un établissement de mois de 50 salariés, 47%, égal au taux national. Indice de jeunesse, part des moins de 20 ans sur les 60 ans et plus, 1,18, et 1,15 en France.

Répartition des emplois par secteur.

4,0 % des emplois dans l’Agriculture, 2,6 % en France.

18,1 % des emplois dans l’Industrie, 13,9 % en France.

70,1 % des emplois dans le Tertiaire, 76,8 % en France.

14 402 établissements créés en 2007. Plus de 100 000 établissements inscrits au Registre du Commerce. 21% dans le commerce, 38% dans l’industrie, 31% dans les services, 10% dans la construction. La région se situe au premier rang national pour la création d’entreprises. Ce qui explique la prédominance des PME-PMI, qui construisent une offre de sous-traitance industrielle séduisant de nombreux donneurs d’ordres, en France comme à l’international.

Une part significative de l’emploi industriel.

Le profil sectoriel de l’emploi régional se distingue du profil national par un part signifiante d’emplois dans l’industrie de 19,0 %, pour 15,0 % en France métropolitaine, et dans l’agriculture, 5,0 %, pour 3,1 % en France métropolitaine, et une plus faible part d’emplois dans le domaine des services de 54,8 %, pour 61,5 % en France métropolitaine.

Le Maine-et-Loire est le second département industriel des Pays-de-la-Loire avec 61 500 emplois dans l’industrie. L’agroalimentaire emploi 15 000 personnes et la construction 16 000.

En 2008, le Maine-et-Loire compte 22 596 établissements se répartissant en 40% pour l’industrie, 27% pour les services, 22% pour les commerces et 11% pour la construction. L’économie angevine est globalement rurale, avec trois bassins urbains que sont Angers, Cholet et Saumur. On compte sur le territoire une trentaine de bassins économiques ruraux, dont près du quart a une orientation économique diversifié.

Un taux d’emploi des femmes plus élevé qu’au niveau national.

Les Pays de la Loire se caractérisent par un taux d’emploi des femmes nettement supérieur à la moyenne nationale. C’est la 1ère région de province. La région fait également partie des régions ayant la plus forte part de temps partiels dans l’emploi salarié. Un salarié sur cinq ne travaille pas à temps plein. Cet écart est plus marqué chez les femmes, avec 33,7 % de temps partiel dans la région, contre 28,7 % au niveau national. La pratique des contrats à durée limitée, intérim, CDD, etc., est également légèrement plus répandue dans la région, avec 13,5% contre 12,7% au niveau national.

Education.

La région compte plus de 730 000 élèves et apprentis, dont 387 000 dans le primaire, 171 000 dans les collèges, 145 370 en lycées et 30 000 en centres d’apprentis. Il y a 314 lycées et environ 3,0 % de sortants du système éducatif sans qualification. Près des deux tiers des effectifs lycéens sont dans les lycées d’enseignement général et technologique et les lycées polyvalents, qui ont également des sections professionnelles. Les lycées professionnels accueillent 30 000 élèves et les lycées agricoles un peu plus de 10 000 élèves.

Les cycles démographiques ont des effets décalés selon les niveaux d’éducation. Les effectifs professionnels ont diminué de 4 500 élèves en 10 ans, ceux de l’enseignement général et technologique de 7 000 élèves sur la même période. Parallèlement les effectifs des écoles primaires ont augmenté de 30 000 élèves.

L’importance des établissements privés est une spécificité de l’Ouest de la France. Les lycées se répartissent entre le secteur public qui représente 126 lycées et 79 600 lycéens et le secteur privé qui compte 193 lycées et 64 600 lycéens.

Le nombre des sortants sans qualification est de l’ordre de 1 500 par an, 3%, et 5 % en France.

Enseignement supérieur.

La région compte 114 796 étudiants, soit 3,3 % de la population, 3,6 % en France. 24,5 % d’étudiants sont boursiers. 11,0 % d’étudiants étrangers à l’université, pour 77,8 % en France.

75,6 % des bacheliers poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur, pour 77,8 % en France. Les étudiants affichent 51,0 % de réussite en première année à l’université en moyenne. L’université accueille 58 % des étudiants, les sections de techniciens supérieurs accueillent 15 %, et les écoles d’ingénieurs 6,4 %. La moitié de ces étudiants est inscrite à Nantes.

Les voies technologiques et professionnelles courtes, IUT et STS, accueillent 41 % des nouveaux bacheliers au niveau académique et 36 % au niveau national en 2008. Ceci traduit l’ancienneté de l’enseignement technique dans la région et le caractère plus récent des universités. Si l’université catholique d’Angers est ancienne, les universités publiques, Nantes, Angers, le Mans, ont été créées récemment, entre 1962 et 1977, et 18 grandes écoles ont été développées surtout depuis 1980.

Répartition géographique des savoirs.

La Santé à Nantes et Angers.

L’Agroalimentaire et le Végétal à Nantes, Angers, Le Mans.

Les Matériaux et la Mécanique à Nantes, Angers, Le Mans.

Les Sciences et techniques de l’information à Nantes, Angers, Le Mans.

La Mécanique automobile de course au Mans.

La Médecine et la Physique Nucléaire à Nantes.

Le Génie naval à Nantes – Saint-Nazaire.

L’Acoustique au Mans.

L’Electronique et la Réalité virtuelle à Laval.

Apprentissage.

29 395 apprentis, dont 16 245 apprentis dans l’artisanat, et 14,1 % des apprentis en lycée, soit 6,8 % du total France. 53 CFA sont sur le territoire. L’apprentissage est l’une des deux voies de la formation professionnelle initiale, l’autre étant celle de l’enseignement professionnel qui assure la préparation aux mêmes diplômes par des formations à temps plein dans les lycées.

La région des Pays de la Loire est la première région française pour la part des apprentis par rapport à la population des jeunes de 16/25 ans, soit 7 %, pour 5 % au niveau national. Le nombre d’apprentis est de l’ordre de 30 000 apprentis et pré-apprentis, agriculture et CFA nationaux compris, pour 60 centres de formation, soit un flux annuel d’environ 15 000 apprentis, l’essentiel des formations se préparant sur deux ans.

Les CFA dépendent pour partie des Chambres consulaires, Agriculture, Commerce, et Industrie, Métiers, et pour partie de syndicats professionnels, Métallurgie, Bâtiment, en particulier. Ils peuvent être intégrés à des établissements de formation. Les CFA sont principalement financés par la taxe d’apprentissage et par la Région, qui pilote le dispositif.

Formation continue.

La formation professionnelle des salariés est financée principalement par les entreprises. Celle des demandeurs d’emploi dépend pour l’essentiel de Pôle emploi et des Régions, qui ont une compétence générale pour la formation professionnelle continue.

Les entreprises sont assujetties à une obligation de financement à hauteur de 1,5 % de la masse salariale qui comprend le plan de formation des salariés. Dans les faits, le taux de participation moyen était de 2,4 % en 2004. On compte un peu plus de 30 % de salariés partant en formation chaque année, soit 168 000 stagiaires en 2004, pour une durée moyenne d’environ de 30 heures.

Plus de 24171 salariés stagiaires ont suivi une formation dans le cadre de l’un des dispositifs régionaux. 1 304 personnes ont validé leur expérience par la Validation des Acquis de l’Expérience. Les trois principaux domaines de formation sont ceux du paramédical-social, commerce – distribution et tertiaire de bureau, représentant près du tiers du total des stagiaires. Les femmes représentent plus de la moitié des demandeurs d’emploi, mais moins de la moitié des stagiaires.

Niveau de vie.

Peu de très pauvres, peu de très riches. Avec un niveau de vie moyen par individu s’élevant à 20 100 euros en 2007, les Pays de la Loire se placent au 11° rang des régions métropolitaines. Par contre les inégalités y sont les plus faibles de France. D’autre part, la part des ménages en dessous du seuil de pauvreté, 5,4 % sur la base de 50 % du revenu médian, est également la plus faible de France, ainsi que le degré d’intensité de la pauvreté. Le revenu médian des personnes composant ces ménages pauvres est le plus élevé de France.

– Salaire net horaire moyen, 11,3 € de l’heure, pour 12,5 € en moyenne française.

– Revenu fiscal médian par UC, 16 964 €, pour 17 493 € au plan national.

– Part des ménages imposés, 60,7 %, pour 62,9 % en France.

Logement.

Il y a une grande majorité de propriétaires et de logements individuels. En 2006, on dénombre 1 750 000 logements dans les Pays de la Loire, dont seulement 4,9 % sont vacants. C’est le deuxième plus faible taux régional. Les résidences secondaires représentent 12,6 % des logements, il s’agit d’un taux conforme à la moyenne française. Une très grande partie des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, 63,3 %, qui place les PDL au 4e rang des régions françaises. L’habitat individuel est également largement majoritaire avec 85,6 %, et le 6e rang national.

Le parc locatif social accueille 186 000 ménages, soit un peu plus du tiers des ménages locataires. Au regard de la part des logements locatifs social parmi l’ensemble des logements, Angers, 30,7 %, Saint-Nazaire, 25,5 %, Laval, 25,2 % et Le Mans, 24,9 % se situent dans la première moitié des 114 villes de plus de 50 000 habitants. Le département du Maine-et-Loire se caractérise par une diffusion exceptionnelle du logement locatif social en milieu rural.

Santé.

En Pays de la Loire, en 2007, l’espérance de vie s’élève à 77,5 ans pour les hommes, pour 77,5 ans en France, et 84,9 ans pour les femmes, pour 84,3 ans en France. À structure par âge comparable, la mortalité des femmes de la région est inférieure de 5% à la moyenne nationale, et 2 % pour les hommes.

La consommation d’alcool est supérieure à la moyenne nationale, chez les hommes et en particulier les plus jeunes. Bien qu’en forte diminution, les pathologies liées à l’alcool restent plus fréquentes que la moyenne, de même que le rôle de l’alcool dans les accidents de circulation mortels.

En termes d’offres de soins, la région doit faire face à la désertification médicale dans certaines zones rurales, problème amplifiée par un vieillissement plus marquée de la population dans ces mêmes zones. 204 naissances pour 100 femmes en âge de procréer, pour 192 en moyenne française. Indicateur conjoncturel de fécondité, 45 181 naissances, pour des femmes vivantes domiciliées, par an. C’est la 5° région française. La densité de médecins généralistes pour 100 000 habitants, est de 102, pour 111 en France, et 31,4 % des médecins généralistes sont âgés de 55 ans et plus.

Citoyenneté.

La mesure de la citoyenneté reste partielle et dépendante du contexte culturel. Voici une sélection des indicateurs les plus fréquemment utilisés sur la relation des citoyens. D’autres indicateurs sont utilisés au niveau national mais non disponibles à un niveau régional, comme la lecture de la presse, le bénévolat associatif, les relations familiales ou amicales, notamment.

+ Relation au pouvoir, 51,8 % de participation aux élections régionales de 2010, pour 51,2 % au niveau national.

+ 48,4 % de femmes élues au Conseil régional, dépassant le taux national, à 48 %.

+ 20,7 % d’inscrits à une bibliothèque par rapport à la population desservie, pour 15,5 % en moyenne nationale.

+ 119 infractions au code de la route pour 1 000 habitants, 140 en France.

Culture – Sport.

Deux chiffres sont significatifs de l’intensité et la diffusion des pratiques culturelles et sportives dans les Pays de la Loire. 20,7 % des habitants desservis empruntent des ouvrages dans une bibliothèque, ce qui place la région en tête pour cet indicateur. Avec 290 licences sportives détenues pour 1 000 habitants, la région arrive en seconde position derrière la Bretagne. Les Pays de la Loire est une région sportive, qui pratique beaucoup, et souvent dans l’excellence, le football et le basket.

La région est également riche d’évènements culturels et sportifs populaires d’envergure internationale tels que Les Folles Journées, pour la musique classique, Hellfest, pour les musiques extrêmes, les 24 heures du Mans, pour les courses automobiles, et le Vendée Globe, course à voile en solitaire.

Indicateurs financiers économiques.

Le PIB par habitant qui s’élève à 26 481 euros en 2009 est supérieur à la moyenne de la France hors Île-de-France, alors que le PIB par actif, de 65 427 euros, est inférieur. Le niveau faible du salaire moyen, le Produit Intérieur Brut par emploi, est compensé par un fort taux d’activité, le Produit Intérieur Brut par habitant.

Les fonds propres sont un élément important de la pérennité des entreprises et de leur capacité d’emprunt. Le taux de fonds propres sur le total du bilan est supérieur à 40 % dans les services aux entreprises et la fabrication de machines mais inférieur à 30 % dans la construction et les transports. En regard, le taux d’endettement bancaire / fonds propres varie de moins de 20 % pour la fabrication de machines et l’industrie électrique et électronique à plus de 100 % dans les transports ou l’hôtellerie.

La part des entreprises industrielles bénéficiaires est en moyenne de 82 % et varie de 70 % à plus de 90 % selon les secteurs. Ce taux est supérieur à celui constaté au niveau national, soit 79 %, hors Île-de-France. A contrario les industries en Pays de la Loire présentent une situation moins favorable pour l’investissement, 13,7 % du CA pour 18,3 % au niveau national, et la trésorerie, 9,2 % du Chiffre d’Affaire pour 13,4 % au niveau national.

La Banque de France attribue aux entreprises une cotation représentant leur capacité à rembourser leurs emprunts. Les services aux entreprises et l’industrie électrique et électronique sont les deux secteurs dont les cotations sont les plus positives, le secteur hôtels restaurants et l’imprimerie les deux secteurs dont les cotations sont les plus basses.

En 2004, le chiffre d’affaires des entreprises vendéennes a atteint 23,857 milliards d’euros, et les investissements des entreprises 1 230 millions d’euros.

+ 94 milliards d’euros de Produit Intérieur Brut soit 5 % du total France

+ Part de l’industrie dans la valeur ajoutée, 17,5 %, 13,9 % pour la France.

+ Part de l’agriculture dans la valeur ajoutée, 2,9 %, 2 % pour le France.

+ Part du commerce et des services dans la valeur ajoutée, 70,9 %, 77,4 en France.

Commerce extérieur.

Les entreprises régionales exportent à l’étranger en particulier des produits agro alimentaires comme la viande, le lait, les légumes, notamment, et des produits pour la construction automobile, navale et aéronautique, machines.

Inversement, la région est importatrice nette en habillement cuir, dont les importations sont revendues sur le marché national, en pharmacie, en matières premières pour la construction, le bois pour l’ameublement, la chimie pour la plasturgie, le caoutchouc, et les produits énergétiques. Le pétrole importé est transformé en carburants à la raffinerie de Donges qui fournit une grande partie de l’ouest de la France, et le charbon est utilisé par la centrale de Cordemais pour la production d’électricité.

La région est en excédent commercial avec les pays d’Europe occidentale pour les produits de l’industrie aéronautique et le matériel automobile et la viande de boucherie, pour les vins avec les États-Unis d’Amérique du Nord, pour la navale avec Panama, qui est le  pavillon des paquebots du principal client des chantiers navals. Elle est en déficit, principalement pour les produits énergétiques avec les pays africains, l’aliment du bétail avec le Brésil, les produits pharmaceutiques avec les États-Unis.

Les Pays de la Loire sont la dixième région exportatrice en valeur en 2009.  Le solde commercial hors produits énergétiques est excédentaire de 0,5 milliard d’euros ; le solde global est déficitaire de 3,3 milliards € en 2009.

+ 13,1 milliards d’euros : exportations soit 3,8 % du total France

+ 16,4 milliards d’euros d’importations, dont 3,8 milliards pour les hydrocarbures de transfert, soit 4,3 % du total France.

– 3,3 milliards d’euros : solde commercial, – 42,4 milliards pour la France.

+ 0,5 milliards d’euros : solde commercial, hors hydrocarbures de transfert, soit 7,7 % du total français.

Innovation, recherche et enseignement supérieur.

La recherche et le développement englobent l’ensemble des activités qui consistent à augmenter les connaissances et les techniques en vue de l’élaboration de nouvelles applications et de procédés innovants. Un effort notable des collectivités en Pays de la Loire a été réalisé pour financer la recherche : entre 2007 et 2009, les budgets des collectivités territoriales consacrés à la recherche et aux transferts des technologies ont augmenté de 60 %.

Les pôles de compétitivité sont des lieux privilégiés où sont portés les projets de recherche. Il y a 7 pôles de compétitivité associés à la région des Pays de la Loire dont un pôle à vocation mondiale.

Le poids de la recherche et de l’innovation en Pays de la Loire est inférieur à son poids économique et démographique, de 5 %. La Dépense Intérieure de Recherche et Développement représente moins de 1 % du PIB régional en 2006. Au niveau national cet indicateur s’élève à 2,1 %. Le personnel affecté à la R&D en Pays de la Loire représente 3 % des effectifs nationaux de R&D.

En Pays de la Loire le nombre de brevets déposés varie entre 400 et 450 depuis trois ans, ce qui place la région en sixième position. Les chercheurs ligériens ont produit 3,1 % de l’ensemble des publications scientifiques en 2008.

Effectifs en chercheurs et personnels de soutien, 10 800 salariés, 8° région française. Etudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, 114 796 personnes.

+ 7 pôles de compétitivité, dont 4 interrégionaux, pour 71 en France.

+ 11 843 salariés dans la recherche et le développement, 9° région française.

+ 938 millions d’euros : dépenses de R&D

+ 118 millions d’euros : budget des collectivités territoriales consacrés à la recherche et aux transferts de technologies.

+ 444 demandes de brevets d’origine régionale.

Pôles de compétitivité.

ATLANTIS BIOTHERAPIES.

ELASTOPOLE, principalement implanté en région Centre.

EMC2.

IDFORCAR, principalement implanté en région de Bretagne.

IMAGES et RESEAUX, principalement implanté en région de Bretagne.

VALORIAL, principalement implanté en région de Bretagne.

VEGEPOLYS.

Agriculture, viticulture et horticulture.

L’élevage représente plus de la moitié des 39 000 exploitations avec une prédominance de l’élevage bovin, sur plus de 40 % des exploitations. La Vendée est un département rural où l’agriculture occupe une place importante, notamment l’élevage. C’est pourquoi de nombreuses entreprises agro-alimentaires ont vu le jour dans le département. Certaines ont tiré parti de traditions culinaires locales, pour ensuite étendre leur gamme de produits.

Les cultures céréalières, la viticulture, le maraîchage et l’arboriculture sont les principales autres spécialités agricoles régionales.

Dans la période récente, le nombre d’exploitations agricoles a été divisé par deux, passant de 86 600 en 1988 à 39 000 en 2007. La superficie moyenne augmente en conséquence, passant ainsi de 27 ha en 1963 à 59 ha en 2007. Les Pays de la Loire restent néanmoins une région dont la part des actifs agricoles demeure supérieure à la moyenne nationale, en partie du fait d’une forte présence de main d’œuvre agricole salariée en maraîchage, arboriculture et viticulture, avec plus de 14 000 salariés permanents.

En 2008 on compte dans la région plus de 1 100 exploitations en agriculture biologique, représentant 3 % des surfaces agricoles. La région est parmi les premières régions françaises en surface totale. C’est la première région française pour la production sous signe de qualité.

Les Pays de la Loire sont la première région horticole de France, avec une production de près de 20% de la production nationale. Le secteur horticole ligérien compte 600 entreprises et concerne près de 6000 emplois. Ce secteur d’activité génère plus de 600 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Angers demeure la capitale horticole de la France, avec son pôle de compétitivité Végépolys. L’Anjou regroupe d’importantes sociétés pépiniéristes. La production de plantes, fleurs et arbustes est exportée dans le monde entier. L’Anjou se place au cinquième rang des départements français pour la valeur de ses productions agricoles. Le département est le premier producteur horticole français, ainsi que le premier producteur français de champignons de Paris, de pommes, de cassis et de camomille. Il héberge également le troisième vignoble français en termes de superficie. La filière végétale représente 20 000 emplois dans 4 200 entreprises.

Le Pays Nantais est la région par excellence de la production nationale du muguet.

+ 9 petites régions agricoles en Loire Atlantique, 5 en Maine et Loire, 4 en Mayenne, 10 en Sarthe, 8 en Vendée.

+ 72 553 emplois dans l’agriculture, salariés et non salariés, soit 10 % du total France.

41 051 exploitations agricoles, soit 7,6% du total France.

+ 1 437 exploitations agricoles biologiques, soit 8,7 % du total France.

+ 65 884 hectares : surface agricole cultivée en mode biologique, 2° région de France.

+ 690 installations aidées de jeunes agriculteurs.

+ 39 appellations d’origine contrôlée (AOC) – 134 produits Label Rouge, sur les 483 AOC françaises.

+ 1er producteur de vins blancs, 1re région AOC de vins à fines bulles, 3e vignoble de France par sa production, 4e vignoble de France par sa surface.

Pêche et aquaculture.

La région représente 9 % de l’activité de pêche française en termes de navires et d’emploi. Elle compte 12 ports de pêche, dont 6 principaux équipés de criées, et 506 navires, soit la moitié du nombre de navires présents en 1990. L’emploi suit la même tendance, passant de 2 500 marins en 1993 à 1 670 en 2007. La petite pêche représente 72 % du total des navires et 41 % de l’emploi. Le secteur de la pêche génère en Vendée plus de 4 000 emplois à terre et 1 400 emplois en mer. La pisciculture et l’ostréiculture ont un rôle croissant.

La production débarquée sur les ports s’élève à 18 000 tonnes en 2007, contre 42 000 tonnes en 1998. Mais la puissance de la flotte de pêche augmente. Il fallait 2,6 kW pour pêcher une tonne en 1994, et 3,8 kW en 2006, soit 50 % de puissance en plus.

L’aquaculture comprend l’élevage de coquillages comme les huîtres, avec 1 400 ha de parcs en mer, ou les moules, avec 360 km de bouchots, les écloseries de mollusques, l’élevage de poissons, turbots et bars, soit en eau de mer, soit en eau douce, la culture d’algues. Le sel de Guérande est également le meneur mondial sur le marché des sels de terroir avec des exportations dans le monde entier.

La pêche maritime est confrontée à plusieurs difficultés dont l’épuisement de certains stocks, la limitation des pêches selon les décisions communautaires, les modifications de l’environnement, par le biais des températures et les qualités des eaux côtières, l’augmentation des coûts du carburant.

+ 2e rang des régions françaises pour la pêche.

+ 460 navires de pêche, soit 8,9 % du total France.

+ 1 461 emplois dans la pêche, soit 8,8 % du total France.

+ 20 434 tonnes de poissons débarquées dans les ports de pêche, 727 067 tonnes en France.

+ 44 millions € : exportations de produits de la mer, soit 3,1 % du total France

+ 16 millions € : importations de produits de la mer, soit 0,4 % du total France

Industrie – Construction.

Les Pays de la Loire sont la 4e région industrielle française. Les activités industrielles représentent dans la région 18 % du PIB, pour 15 % en France, et 22 % de l’emploi, soit environ 254 000 personnes.

Les principaux secteurs industriels se regroupent en trois catégories. Des industries liées au territoire et à son histoire, comme l’agroalimentaire et l’habillement-cuir, des industries de sous-traitance, comme la plasturgie, la mécanique, des industries de grands donneurs d’ordre, comme la construction navale et aéronautique.

Si le secteur est fragilisé par la concurrence internationale, la diversité du tissu industriel de la région a globalement permis à l’emploi industriel de bien résister, en ne reculant que de 3 % en quinze ans, contre 20 % en France.

Les départements de Vendée et de Loire-Atlantique sont dynamiques dans le domaine de la construction.En dix ans, l’emploi dans la construction a augmenté d’un tiers dans la région, soit trois fois plus vite que la moyenne nationale. Ce dynamisme de l’activité de construction est à relier notamment au fort accroissement de la population, aux migrations de retraités vers le littoral, au taux d’accession élevé à la propriété ou encore au prix du foncier assez favorable.

+ 15 741 établissements dans le secteur de l’industrie, soit 7,9 % du total France.

+ 276 662 emplois dans la région, soit 7,4 % du total France.

+ 19 % : part des emplois dans l’industrie, et 15,0 % en France.

+ 21 362 établissements dans le secteur de la construction, soit 5,1 % du total France.

+ 114 461 emplois salariés et non salariés dans la région, soit 6,8 % du total France.

+ 7,9 % : part des emplois dans la construction, pour 6,8 % en France.

Bois.

Les Pays de la Loire ont développé une forte industrie du bois et de l’ameublement. Au total, le secteur représente plus de 25 000 emplois, soit environ 25 % des emplois nationaux de la charpente-menuiserie et 15 % de ceux du meuble.

Il bénéficie également de l’expertise de l’Ecole Supérieure du Bois qui forme des ingénieurs généralistes dans les métiers et techniques du bois. Un événement mondial réunit tous les deux ans à Nantes les professionnels, le Carrefour international du bois.

Electronique.

Employant plus de 28 000 salariés répartit entre les fabricants de matériels et de composants électroniques ou informatiques, l’électronique, au sens large, est le second employeur industriel.

Plasturgie.

Les Pays de la Loire sont la deuxième région française de la plasturgie, avec 12 000 salariés et plus de 250 établissements. Au service des filières automobile ou agroalimentaire, par exemple, l’ensemble des techniques sont représentées, en particulier autour des nouveaux matériaux composites.

Mécanique.

La filière Mécanique Métallurgie est le premier employeur régional (120 000 emplois) et regroupe 40% des effectifs industriels régionaux. Pays de la Loire est meneur national (en nombre d’emplois) dans la fabrication d’éléments en métal pour la construction, dans la fabrication de machines agricoles et dans la construction navale.

La région bénéficie d’un atout formidable grâce à la grande diversité de ses métiers et de ses marchés. L’activité ne manque pas. Beaucoup d’entreprises se différencient par la production de produits propres, de grands donneurs d’ordres régionaux s’inscrivent sur des marchés porteurs, les sous-traitants ont une charge de travail importante, quelques fabricants sont meneurs sur des marchés de niches.

Aéronautique.

La région constitue le 3e pôle français avec la présence, à Nantes et à Saint-Nazaire, de deux usines qui fabriquent les premières pièces constitutives d’avions de ligne.

Naval.

Les Pays de la Loire se situent en première place des régions françaises dans ce secteur.

Textile, habillement, mode.

Première région française de fabrication de chaussures, avec en particulier les usines du numéro 1 européen. Les industriels de l’habillement, façonniers privilégiés de la haute couture parisienne et leaders de la mode luttent pour se maintenir, et proposent leur créativité et leur savoir-faire. En 2005, le secteur du textile et de l’habillement pesait 1 500 emplois en Mayenne. Autrefois sources importantes d’emplois pour les ruraux du département au XXe siècle, les industries du textile et de l’habillement ont été laminées par la concurrence internationale mais il reste encore des entreprises en activité.

Commerce et services.

Les services sont présents essentiellement dans les grandes agglomérations. Le secteur des services représente 60 % de la valeur ajoutée régionale, pour une moyenne des régions de province de 63 %.

Les services se sont essentiellement développés dans les pôles urbains, comme la métropole Nantes – Saint-Nazaire, qui concentre le tertiaire supérieur, avec ses SS2I, ses banques et pôles de finance. Angers intègre des filières de banque – prévoyance et informatique-électronique. Le Mans a une forte filière assurance.

Les services à la personne, représentant 60 000 salariés se développent, en lien avec les besoins des populations locales qui vont en s’accroissant du fait du vieillissement.

Le commerce de gros est important. Les activités liées au commerce qui représentent 11 % de la valeur ajoutée régionale, pour 10 % en moyenne en France, ont fortement progressé sur la période récente, en particulier dans le commerce de détail. Le commerce de gros constitue une force économique importante dans la région, notamment avec l’activité du Grand port maritime de Nantes – Saint-Nazaire, concernant les produits énergétiques, le commerce du bois, l’agroalimentaire.

A noter l’implantation de centrales d’achat de la grande distribution et la présence à Nantes du deuxième Marché intérieur national de France, après Rungis.

La région se caractérise aussi par la prédominance des hypermarchés dans le paysage commercial, tandis que les magasins discount sont moins présents.

+ 38 299 établissements dans le commerce, soit 4,6 % du total France.

+ 193 036 emplois salariés et non salariés, soit 5,7 % du total France.

+ 13,3 % : part des emplois dans le commerce, 13,5 % en France.

+ 114 857 établissements dans les services, soit 4,7 % du total France

+ 797 266 emplois salariés et non salariés, soit 4,8 % du total France

+ 54,8 % : part des emplois dans les services, 61,5% en France.

Artisanat.

L’artisanat regroupe l’ensemble des entreprises de moins de 10 salariés, qui exercent à titre principal ou secondaire une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services, et qui sont inscrites au répertoire des métiers. L’artisanat est présent dans quatre grands secteurs : l’alimentation, le bâtiment, la production et les services.

En 2010, on recense plus de 46 500 entreprises artisanales, dont la moitié a des salariés. L’artisanat occupe 158 500 salariés, c’est-à-dire 8 % du total national et 11 % de l’emploi salarié de la région. Bien ancrées sur le territoire régional, près de 60 % des entreprises artisanales ont plus de cinq ans d’existence.

L’artisanat en Pays de la Loire présente un profil analogue à celui au plan national, mis à part le secteur du bâtiment, qui représente 43 % des entreprises, contre 40 % au niveau national.

Le secteur de la réparation et des services regroupe 30 % des entreprises, le secteur de la production 16 % et celui de l’alimentation 11 %. L’artisanat forme la moitié des 29 500 apprentis de la région.

+ 158 400 salariés de l’artisanat France soit 8,7 % du total France

+ 46 621 entreprises artisanales soit 4,8 % du total France

+ 56 252 dirigeants d’entreprises artisanales

+ 3 801 créations/reprises d’entreprises artisanales

+ 15 639 apprentis dans l’artisanat soit 9,1 % du total France

Économie sociale et solidaire.

Le champ de l’économie sociale et solidaire comprend les associations, coopératives, mutuelles, fondations et congrégations. Elle rassemble 142 000 salariés dont 106 000 dans les associations et plus de 28 000 dans les coopératives, soit au total 13 % de l’emploi salarié régional en 2008.

À l’échelle régionale, les établissements d’ESS présentent une densité plus forte dans une zone à l’intersection des trois départements de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée, délimitée par les pôles de Nantes, Angers, Cholet et La Roche-sur-Yon. Elle est plus faible au nord de la Mayenne et de la Sarthe.

Les secteurs des services à la personne, par le biais des associations, de l’agriculture, par le biais des coopératives, des activités financières et assurances, par le biais des mutuelles, du commerce, par le biais des coopératives, et de la santé, par le biais des mutuelles et des associations, sont les plus représentés.

Les activités industrielles, de construction et de transports sont peu investies par l’économie sociale.

+13 862 établissements employeurs soit 6,8 % du total France.

+ 139 223 salariés soit 6,5% du total France.

+ 10,6 % : part des salariés de l’économie sociale dans l’ensemble des salariés France, 9,2%.

Tourisme.

Avec ses 450 km de littoral, les Pays de la Loire se placent parmi les premières destinations touristiques françaises. La région offre plus de 760 lieux de visites, à travers des monuments, des musées, des parcs et jardins, des aquariums ou des parcs animaliers. Le tourisme est la première activité économique vendéenne, la Vendée attirant chaque année environ 3 millions de touristes, soit quatre fois sa population. Ces chiffres font de ce département le deuxième département français de destination. La Vendée est le deuxième département français au niveau du nombre de places d’accueil. C’est surtout le littoral atlantique qui est le plus concerné par un tourisme de type balnéaire, sur 250 km de côtes dont 140 km de plages et le taux d’ensoleillement le plus important de la côte Atlantique. À l’intérieur des terres, un tourisme rural s’est développé grâce à l’apparition de chambres d’hôtes. L’est de la Vendée peut s’appuyer sur le parc du Puy du Fou.

La capacité d’accueil est estimée à 1,4 million de lits touristiques, dont 406 000 lits en hébergement marchand et 990 000 lits en résidences secondaires. En 2008, les clients français ont passé 13 millions de nuitées dans les campings et hôtels, ce qui place la région au 6e rang national. Il s’agit d’une clientèle de proximité, provenant d’Île-de-France, pour 33,5 % des nuitées françaises, des Pays de la Loire, pour 18,1 %, du Centre, pour 8,3 % et de Bretagne, pour 5,4 %.

Avec 3 millions de nuitées, les Pays de la Loire se situent au 8e rang national pour l’accueil des clients étrangers. La part des nuitées étrangères représente 1/4 du total des nuitées hôtels et campings. Les Britanniques sont les plus nombreux, avec 44 % des nuitées étrangères, mais la région est aussi très appréciée des Néerlandais, pour 28 %, des Allemands, pour 8 %, et des Belges, pour 6 %.

Le tourisme dans le département du Maine-et-Loire pèse en totalité près de 1,5 milliard d’euros de revenus directs et indirects et représente 30.000 emplois Chaque année, environs 2,15 millions de touristes fréquentent les sites de visites, musées, caves, châteaux, notamment. On compte également 1,7 million de nuitées en hébergements marchand.

Une partie du territoire du Maine-et-Loire est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que Val de Loire. D’autres communes ont également reçu d’autres labels comme celui de Petites cités de caractère, ou de Village de charme.

+ 20 millions de visiteurs touristiques, soit 7 % du total national, 5e région française.

+ 1,4 million de lits touristiques soit 6,8 % du total France

+ 70 % : part des lits touristiques situés sur le littoral

+ 25% : part des nuitées étrangères dans les hébergements touristiques

+ 67 % : taux de départ en vacances des ligériens

Territoire et biodiversité.

La région, avec ses 3,24 millions d’hectares, est caractérisée par une part importante des surfaces agricoles, qui représente 70 % du territoire, pour 54 % en moyenne nationale. Elle comporte une part importante des zones humides et des espaces littoraux, et moins de bois et forêts, qui représentent 11 % de la surface, pour 28 % en moyenne en France.

Avec 239 000 hectares en zones humides d’intérêt majeur la région se situe au troisième rang des régions françaises après les régions Champagne-Ardenne et Centre. La zone littorale longue de 368 km alterne zones basses sableuses et côtes rocheuses.

Les surfaces artificialisées, espaces construits, voies de communication, augmentent avec l’urbanisation. Entre 1999 à 2003 plus de 10 000 hectares agricoles ont été ainsi transformés en zones artificialisées. À cet égard, la biodiversité est un enjeu important qui peut être caractérisée principalement, d’un point de vue territorial, par le nombre et l’importance des espèces animales et des variétés végétales présentes d’une part, le nombre d’espèces et de variétés menacées d’autre part.

Énergie.

La consommation d’énergie dans la région est de l’ordre de 8 100 kTep par an en 2007 dont environ 70 % d’hydrocarbures, par les produits pétroliers et gaz, 23 % d’électricité, 1 % de charbon, 4 % de bois de chauffage, le reste provenant du chauffage urbain et des autres énergies renouvelables. On considère ici la consommation des secteurs logement et bureaux, transport et productions régionales.

La production régionale d’énergie est de l’ordre de 630 kTep par an. Cette production est assurée pour 72 % par la production d’électricité de la centrale de Cordemais, à partir de charbon et fuel, et pour 12 % par les chaudières à bois, collectives ou professionnelles, pour le chauffage, hors d’usages individuels difficiles à évaluer. Les chaudières à bois représentent l’essentiel de la production énergétique à partir de sources renouvelables. 74 kTep en collectif et 292 kTep, individuel compris, soit 95,6 % de l’énergie primaire produite en Pays de la Loire pour une utilisation thermique directe pour le chauffage.

Les autres sources d’énergie sont transformées en électricité avant d’être utilisées pour le chauffage, l’éclairage, etc. L’éolien en représente plus de 80 %, soit 20 KTep en 2007. L’énergie hydraulique fournit 1,5 KTep, essentiellement à partir de micro centrales en Mayenne. Le photovoltaïque, encore en émergence, représente 0,4 KTep en 2008. Au total les énergies renouvelables, bois de chauffage individuel inclus, représentent un peu plus de 1 % de la consommation d’énergie.

+ 7 890 kTep : consommation finale d’énergie.

+ 2,27 Tep : consommation finale d’énergie par habitant, 2,58 tep en France.

+ 31 % : évolution de la consommation d’énergie entre 1990 et 2007.

+ 1,2 % : part de la production d’énergies renouvelables dans la consommation.

+ 128 éoliennes en fonctionnement.

Émissions de gaz à effet de serre.

Les gaz dits à effet de serre, qui composent une partie assez faible de l’atmosphère, jouent un rôle comparable aux parois vitrées d’une serre, à la manière d’un filtre qui a un effet différent à l’entrée et à la sortie des rayonnements. Sans cet effet, la température de la Terre serait beaucoup plus basse et la vie n’aurait pu se développer. Ce mécanisme a été mis en évidence dès le XIXe siècle par Svante Arrhénius et John Tyndall. Les émissions de ces gaz ont fortement augmenté depuis la seconde révolution industrielle et l’utilisation à grande échelle du charbon puis du pétrole.

La mesure des émissions se fait d’une part en tonnes, d’autre part en tonnes d’équivalent CO2, teqCO2. En effet, chaque gaz a un pouvoir de réchauffement global différent, et, une durée de vie moyenne dans l’atmosphère qui peut varier de 10 ans pour le méthane à 100 ans pour le gaz carbonique, voire des milliers d’années pour d’autres gaz. Le pouvoir de réchauffement de chaque gaz est ainsi évalué par rapport au CO2, sur une durée de 100 ans. Ainsi, le méthane a un pouvoir de réchauffement 25 fois supérieur à celui du CO2 et le protoxyde d’azote 300 fois supérieur.

La Commission européenne, sur la base des travaux du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, a fixé un objectif de réduction de ces émissions de 20 % en 2020 par rapport aux niveaux d’émission de 1999 et les chefs d’État du G8 ont fixé l’objectif de réduction à 50 % pour 2050.

+ 37 millions de teqCO2 : émissions de gaz à effet de serre en Pays de la Loire en 2000.

+ Objectif 2020 : 24 millions.

+ 11 % : évolution des émissions régionales entre 1990 et 2006.

+ 12,3 teqCO2 par an : émissions de gaz à effet de serre par habitant en Pays de la Loire en 2000, 12,8 tequCO2 en France.

Transports collectifs.

Dans le domaine ferroviaire, le trafic sur les grandes lignes, des TGV et des trains Intercités, est estimé à 11 millions de voyageurs par an, celui sur les lignes régionales, TER, représente plus de 14 millions de voyageurs par an. L’offre de trains régionaux complète l’offre des grandes lignes, notamment au départ de Nantes, avec Nantes-Angers, 39 allers-retours par jour pour 2 millions de voyageurs par an.

La fréquentation des trains régionaux a augmenté de 60 % en dix ans, en lien avec les investissements lourds de la Région, sur les infrastructures, les matériels roulants. Toutefois, l’accès aux transports reste inégal, puisque seuls 41 % du territoire soit 71 % de la population, sont situés à moins de 15 minutes d’une gare.

Les réseaux de transports collectifs urbains des principales agglomérations se sont dotés de circuits en site propre. Nantes a le 1° réseau de tramway de France par sa longueur. L’arrivée du tramway au Mans est récente, et à Angers.

Dans le transport aérien, l’aéroport de Nantes-Atlantique se positionne comme le 9° aéroport français et le 1° aéroport du grand-ouest. Le trafic représente près de 3 millions de voyageurs par an. Un nouvel aéroport est en projet à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes.

+ 14 664 921 de voyageurs ont été transportés sur les lignes ferroviaires régionales en 2010.

+ 631 385 de voyageurs ont été transportés sur les lignes routières régionales en 2010.

+ 90,1 % des trains régionaux sont arrivés à l’heure, avec des retards < à 5 minutes en 2010.

Transport de marchandises.

Le trafic de marchandises représente plus de 240 millions de tonnes en 2008. Les transports par la route réalisent 84 % de ce total, la mer 14,5 %, le rail 1,4 % le fleuve et les airs 0,1 %, selon les données de 2005. De 1990 à 2006 la part des transports routiers parmi les transports terrestres augmente régulièrement, passant de 96 % à 98 % du tonnage transporté et de 84 % à 95 % du total des tonnes-kilomètres.

Il y a un peu plus de flux internes à la région, avec 127 millions de tonnes, que de flux externes, avec 118 millions de tonnes. Les matériaux de construction représentent plus du tiers des volumes transportés, à 99 % par la route, suivis des produits manufacturés, des produits pétroliers, par mer, et des produits alimentaires.

+ 240 millions de tonnes de marchandises transportées soit + 80 % du fret.

+ 198 millions de tonnes de marchandises transportées par la route dont 84 millions de tonnes de matériaux de construction soit 35 % du fret.

Sources.

CCI, CGPME, Conseil Régional, Conseils Départementaux, INSEE, ORES.

Wikipedia, après recoupement des résultats avec les sources officielles.

UNE VISION LOGISTIQUE, ORGANISATIONNELLE, TRADITIONNELLE ET MODERNE.

Profitons du fait que la vie sociale et économique est à la fois une fonction discontinue et continue, relative et même quantique, en tout cas partageable, à travers l’état et la nation, tout au long de la Loire et des autres sources d’eau. Du Pays Saumurois au Pays Nantais, le long des Pays Angevins, Tourangeau, Orléanais, jusqu’aux Pays Nazairien, Brevinois et Martialois, dans les fractions est-ouest et nord-sud de la France. Nous nous appuierons sur ces axes directionnels pour envisager la suite. Envisager c’est mettre un visage, une figure, un dessin, un schéma, un plan, une stratégie, qui d’abord sera langagière avant de devenir réalité opérationnelle.

Les discontinuités existent lorsque les populations sont territorialement séparées, déliées par un découpage sur les cartes. S’ajoutent à cela les découpages culturels, des coalitions et rivalités territoriales, issues des temps où le monde se résumait au département, pour la plupart des acteurs. Les territoires vivaient dans une autarcie plus grande qu’aujourd’hui. Les présidents de l’époque, installés dans les capitales, préservaient leurs avances et forces économiques, sociales, cognitives, pour piloter l’ensemble. Aujourd’hui, par le fait de la réduction de l’autarcie dépendante des territoires et de la situation d’endettement d’ensemble, l’intensité de cette force est à revoir pour espérer être aussi efficace que nos prédécesseurs. À quantités et qualités d’informations comparables ou plutôt incomparables, un président de région du 21° siècle doit faire preuve de plus de forces cognitives qu’un président de la république du 20° siècle. Le travail de ceux qui ont assurés l’interface du siècle a été de favoriser le développement des moyens matériels réels de communication. Aux prochains de développer les moyens immatériels réels, cognitifs, culturels. Ils sont plus subtils à percevoir, faire évoluer, mais peuvent être matérialisés dans des services. Du fait de la décentralisation des savoirs, de la déconcentration des prérogatives politiques et des doubles principes de subsidiarités et de suppléances, le responsable de région, qu’il soit du secteur public ou du secteur privé, doit aujourd’hui pouvoir développer une performance de vue et de communication de l’état et de l’évolution de ses territoires, jusque là jamais égalée.

État et Régions relâchent maintenant successivement les freins culturels issus pour une part des anciennes volontés nationales de royalisme et d’impérialisme et pour d’autres parts de certaines formes d’organisations locales des personnes qui représentaient les pouvoirs. Ne pas voir plus loin que sa région et les régions environnantes était auparavant possible pour une bonne partie des équipes dirigeantes. Aujourd’hui, pour être à la hauteur des enjeux et atteindre les nouveaux objectifs d’autonomie de gestion, un responsable politique territorial doit pouvoir disposer d’une vision plus et mieux dimensionnée que les visions présidentielles nationales antécédentes. C’est une aubaine pour les ingénieurs formateurs qui ont là à portée de voix et de lecture un public motivé pour se former, se transformer.

Reprenant les bords de Loire, je vous propose de revenir au découpage cadastral des terres et voir comment impulser ou ré impulser une dynamique économique, sociale, concrète, aux terrains. Revisitons les bords de Loire en nous questionnant sur l’avenir à partir des données environnementales, climatiques certifiées par l’État et les Régions.

Avant d’aborder une logistique moderne, une logistique traditionnelle doit s’envisager. Je laisse les services culturels des territoires la définir, la préciser. Organisée selon cet axe fluvial elle dessert les territoires tout au long de la Loire. Son aménagement peut paraître complexe et lourd mais nous sommes dans un monde de complexité alors revisitons la lourdeur relative des aménagements possibles. La Loire peut encore servir de lignes logistiques de villes en villes si nous nous lançons dans la course au développement durable. Une tempête sous les crânes au sujet de la redéfinition des destinations des bords de Loire pourrait ouvrir des voies et remettre en activité des moyens naturels et technologiques modernes de transports propres, gérés localement. Si vous pouvez imaginez une péniche propre alors voilà vous y êtes. Ces petits vaisseaux logistiques sont autant de possibilités de mieux oxygéner les territoires et boucler les grandes lignes de flux aux moyennes et aux petites.

DÉFINIR, PROMOUVOIR L’OFFRE ÉCONOMIQUE TERRITORIALE FONCIÈRE ET IMMOBILIÈRE AUTOUR DE LA LOIRE, EN PAYS DE LOIRE.

Pour cela, il s’agit d’abord de promouvoir les nouveaux logiciels de gestion du cadastre. Plus ils seront subtils pour relier les données entre elles, plus ils nous permettront de relier l’ensemble exhaustif des données à un élément du cadastre. Ils sont aussi importants que les logiciels permettant les gestions individuelles en Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences. Plus les ingénieurs informaticiens du foncier seront capables de multiplier les axes de lectures et de calculs, plus fine sera la gestion, plus souples et variées seront les solutions.

Sans les attendre nous pouvons élaborer une liste exhaustives des réserves foncières à usage économique, disponibles, transformables, négociables, avec les associations de préservation des territoires et avec une stratégie commune obligatoirement défini par le fait des évolutions et nécessités liées à l’agenda 21 et aux lois organiques. Il s’agit donc, avec les défenseurs territoriaux, de définir une méthode pour gérer au mieux ce qui reste raisonnablement préservable, transformable, et ce qu’il sera inutile de conserver, suite à une baisse ou une montée durable des eaux de la Loire par exemple ou simplement par la conséquence des évolutions climatiques. Toute zone de production, agricole ou urbaine, est à repenser, quitte à conclure que sa destination et sa trajectoire sont invariables avec les acteurs capables de repérer les niveaux et les degrés des possibilités.

Une partie des territoires sera marquée comme inutilisée, inutilisable, déclarée zone innoccupable. Elles peuvent devenir des terrains d’expérimentations immobilières urbaines et naturelles, comme l’accrobranche, en même temps que des observatoires naturels. Ou encore des voies navigables, des zones de stationnement aux abords des villes, des plates-formes logistiques.

Ces surfaces potentielles de production de valeurs économiques donc sociales sont à encadrer sur les cartes. Ce sont les objets des investissements territoriaux. Ils accompagnent le développements des territoires et la reformation de ses modes de fonctionnements. Une autre posture consiste à verrouiller toute possibilité de transformation des zones territoriales urbaines et naturelles et regarder l’agonie des espèces sans agir jusqu’à se morfondre le moral et gérer des comportements, des attitudes psychosociales mortifères. D’autres voies sont possibles, ouvrons les. Les actuels et futurs modèles de réhabilitation de telles zones devront être adaptés, préparés, validés, en bon accord préalable afin d’éviter tout blocage ou flou qui augmenteront les risques de tout perdre, ressources et territoires.

Ainsi certaines zones, après concertation et validation, acceptation générale, sont de futures zones pour des plates formes logistiques. Ce travail de repérage, de dénombrement, de requalification, est complexe certes mais pas compliqué si l’on dispose d’une méthodologie. C’est là le travail des gens, nouveaux et anciens engagés dans la vie politique. Leur vivacité d’esprit et leur capacités d’innovation sont au service de l’intelligence économique, dès le début de leur formation. Travailler à redéfinir les destinations des parcelles d’un territoire est un exercice d’imagination propre aux rêveurs actifs que sont les passionné-es de politique. Les résultats que ces travaux produisent et produiront sont à analyser, synthétiser, et transmettre aux centres de formation des élus locaux, afin de s’assurer que toutes les générations d’élus, nouveaux et anciens, soient sur deux solides pieds d’informations actualisées.

L’analyse des données centrales des parcelles des territoires, couplée à l’apprentissage de la gestion et de la conduite de projets complexes, associée au décodage des styles langagiers, partisans, institutionnels, managériaux, reliée à la préparation de projets collectifs et individuels clefs, sont des thèmes de travail pour l’ensemble des élus engagés dans la vie politique. La dynamique de diffusion des connaissances et les méthodes contractuelles restent à définir entre l’ingénieur formateur et les prescripteurs de formation à destination des hommes et des femmes politiques. Pensez que le monde n’a jamais autant évolué que lorsque les médecins et le corps soignant ont pu opérer sur les champs de batailles. La médecine moderne a été positivement formée à partir d’un engagement sur les terrains socioprofessionnels militaires puis civils. Cet engagement est à inciter, à soigner pour aider chacun à mieux gérer les conséquences négatives des combats engagés, extériorisés, puis intériorisés, dans une dynamique psychosocioéconomique positive. À partir de la qualité de leur soutien, leur efficacité, leur réactivité, les médecins ont été des appuis solides pour mettre en œuvre la sécurité sociale, qui reste à préserver, moderniser.

Nous permettons ainsi aux nouveaux élus en formation de travailler sur des cas concrets et actuels de leurs territoires respectifs tout en écoutant l’ensemble des solutions envisageables pour chaque territoire en confidentialité préparée et partagée. Dès lors, une fois les éléments du cadastre actuel et futur fixés, il est possible de les transformer en zones urbaines aménagées, productives et commerciales, au service du développement économique des sociétés, dans leurs ensembles.

DE L’OBSERVATOIRE TERRITORIAL, À PRÉSERVER, À L’OBSERVATOIRE IMMOBILIER, À PROMOUVOIR POUR UNE RÉACTIVITÉ STRUCTURELLE.

Parallèlement aux centres de formations pour élus locaux et aux observatoires des pratiques politiques, économiques et sociales, les réseau des opérateurs privés et des agents immobiliers est très intéressé à disposer d’un observatoire économique immobilier fiable et inspiré des meilleurs idées et projections. Cette entité assure le montage des opérations de construction d’immobiliers d’entreprises, l’élaboration d’outils de promotion et de communication à ces sujets. Ainsi des plans de prospection et de développement exogène peuvent vivre. Les zones retenues dans ces plans sont des terrains pour l’implantation des entreprises sur le territoire. L’observatoire favorise la promotion et la commercialisation des Zones d’Activités Économiques. Les laboratoires de l’observatoire assurent ou délèguent la gestion des procédures administratives de l’implantation. Il sont des lieux de préparation d’une partie du projet d’activités de l’entreprise, sur cinq ans au moins, et assurent le suivi des relations entre les aménageurs, les promoteurs, les représentants politiques. L’élaboration des bilans d’implantation et la gestion des tableaux de bord par zone sont les moyens de proposer aux entreprises des études chiffrées, actualisées, optimisées concernant les possibilités d’animer des plates logistiques pour les entreprises courtisées, choisies. Le laboratoire de l’observatoire assure le suivi des projets issus de la prospection exogène et la veille économique, pour les professionnels et les citoyens curieux des prospections faites par, sur et pour leurs territoires. 

Proposer des terrains ne suffit pas dans l’offre à construire. Il s’agit d’inciter la création d’entreprises endogènes et accompagner l’innovation endogène et exogène en lien avec les réseaux de développement technologique, les pôles d’excellences, de compétences. Chaque créateur, repreneur d’activité doit être plus qu’accompagner, il doit entraîné à construire ses plans prévisionnels, plans d’activités, plan de commercialisation, plan de communication, plan de suivi des résultats. Des suivis réguliers doivent lui permettre de prendre du recul par rapport à son style de management, d’en mesurer les impacts, pour lui permettre de s’améliorer.

Yves Krézalek